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Conscient Podcast: é80 manifeste – accélérer l’action climatique grâce au pouvoir des arts, de la culture et du patrimoine

é80 est ma lecture #baladoconscient du manifeste 'Accélérer l'action climatique grâce au pouvoir des arts, de la culture et du patrimoine’ élaboré par le Climate Heritage Network pour résumer les messages culturels clés de la COP26 et activer le secteur des arts, de la culture et du patrimoine. Vous trouverez plus d'informations sur les origines et les co-auteurs du manifeste sur cultureatcop.com.

Note: la prestation lors de l’enregistrement a été improvisée à partir du scénario ci-dessous.

On est le 8 novembre 2021 et je suis sur une plage au Parc Stanley à Vancouver. Je vais vous lire dans quelques instants un manifeste et celui-ci est particulièrement bon et opportun. Je vous explique un peu comment ça s’est passé…. 

J’ai rencontré l’archéologue et le champion des musées  le Dr. Robert R. Janes,lors d’une rencontre du regroupement Leadership Sectoriel des Arts pour l’Urgence de la Transition écologique (LeSAUT)  alors que Bob parlait de son travail avec le Coalition of Museums for Climate Justice et nous nous parlons régulièrement. Il y a quelques jours Bob m’a envoyé un lien vers le manifeste Accélérer l’action climatique grâce au pouvoir des arts, de la culture et du patrimoine élaboré par le Climate Heritage Network. J’avoue que je ne connaissais pas ce manifeste et que c’est important qu’on en prenne note et qu’on écoute ce qu’ils ont à dire.

Personnellement j’ai été profondément ému par la clarté et la puissance de ces mots.

J’ai demandé, et obtenu des auteurs, la permission d’enregistrer le manifeste pour mon balado, en français avec cet épisode 80 and also an English version, episode 79). Une des raisons que je l’enregistre et je suis une personne, peut-être pas la seule, qui préfère écouter au lieu de lire et j’ai voulu faire une version audio afin de pouvoir l’écouter et je le partage avec vous, les auditeurs du balado et je voulais le faire pendant la COP26. C’est le 7 novembre 2021 et c’est donc le huitième jour de la COP26 donc c’est très à jour et j’espère que ça vous intéressera. L’enregistrement comprend la note d’introduction du manifeste, suivie du manifeste dans son intégralité. Je fais d’un coup, sans arrêt et son montage alors pardonnez-moi s’il y a des petits lapsus ici et là dans la lecture.

Vous pouvez trouver plus d’informations sur le manifeste et les co-auteurs sur le site web cultureatcop.com et vous trouverez les liens dont j’ai parlé dans les notes de l’émission.  Je tiens à remercier Bob et tous les co-auteurs du manifeste pour ce cadeau et ce réveil revigorant.

Alors, je commence avec l’introduction, voici. 

Ce Manifeste fournit des messages clés sur la culture et le changement climatique en vue de la Conférence des Nations Unies sur le climat de 2021 (COP26) et au-delà. Il vise à inciter les acteurs des arts, de la culture et du patrimoine à prendre des mesures en faveur du climat par le biais de la communication et de l’engagement, en inspirant et en aidant leurs électeurs, leurs membres et leurs publics à accroître leurs ambitions, à modifier leurs propres comportements et à s’engager dans l’élaboration de politiques en matière de changement climatique au niveau des gouvernements locaux et nationaux et au niveau intergouvernemental. Simultanément, afin de répondre à l’urgence de la situation climatique, ce Manifeste s’efforce d’inspirer et d’encourager une plus grande collaboration synergique sur l’action climatique avec d’autres secteurs et partenaires qui ne se sont pas traditionnellement engagés avec les acteurs culturels. Nous invitons la société civile, les gouvernements à tous les niveaux, les organisations de peuples autochtones, les organisations et institutions culturelles, les entreprises, les universités et les organismes de recherche et les autres parties prenantes à nous rejoindre en signant ce Manifeste, signalant ainsi notre ambition commune de créer des communautés justes, prospères et résilientes aujourd’hui et à l’avenir. 

Donc cela était l’introduction et maintenant je vais vous lire le manifeste au complet : 

Accélérer l’action climatique grâce au pouvoir des arts, de la culture et du patrimoine

Un manifeste pour ne pas perdre de vue l’objectif de 1,5°

COP26

Nous, les soussignés, déclarons que les peuples, leurs cultures et le patrimoine naturel et culturel de la Terre sont profondément menacés par le changement climatique causé par les êtres humains et par l’inaction climatique qui aggrave la crise climatique en cours, tout en réaffirmant l’immense pouvoir des arts, de la culture et du patrimoine pour inspirer l’action climatique et permettre une transition juste vers un avenir à faible émission de carbone et résilient face aux changements climatique. 

Le changement climatique a déjà un impact sur les individus et la planète, avec des effets durables et irréversibles. Pour éviter le pire, il faut limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5 degrés au-dessus des niveaux préindustriels. Or, le monde ne parvient même pas à atteindre l’objectif de 2 degrés fixé par l’Accord de Paris, les concentrations actuelles de gaz à effet de serre (GES) étant les plus élevées jamais enregistrées. 

La pandémie actuelle de COVID-19, et les souffrances qu’elle a causées, ont rendu la réponse au changement climatique encore plus difficile, tout en révélant des leçons essentielles, notamment l’impératif de tenir compte de la science, les conséquences de la séparation entre les êtres humains et la nature, l’importance de se concentrer sur les besoins des plus vulnérables, et le fait qu’un changement social et économique rapide et de grande envergure est possible lorsque les individus qui forment la société le souhaite et travaillent ensemble. 

Pour reconstruire en mieux, faire face aux crises du climat et de la biodiversité et parvenir à un développement durable, il faut prendre des mesures ambitieuses et transformatrices à grande échelle, notamment des réductions importantes des émissions de GES dans tous les secteurs, un large éventail d’options d’atténuation et d’adaptation et une augmentation significative des investissements dans ces options. L’équité et la justice doivent être au coeur de toutes les actions afin de pouvoir inverser les disparités croissantes en matière d’économie et de santé. La culture et les arts reflètent et influencent les modes de consommation, en reliant notre conscience de la nature et de la planète à notre relation à l’environnement. 

La culture permet d’ancrer les individus dans des lieux et entre eux. Elle peut créer une cohésion qui permet le développement de communautés et d’actions collectives. Les artistes et les voix du monde de la culture stimulent la sensibilisation et l’action du public ; leur travail peut être un outil puissant de mobilisation en faveur du climat. Grâce à l’accessibilité et à la confiance du public, les institutions culturelles telles que les musées et les bibliothèques constituent des plateformes d’écoute des communautés et des centres d’échanges multiculturels et intergénérationnels, de renforcement des capacités et de partage des connaissances. 

L’intégration des valeurs naturelles et culturelles met en évidence les liens entre les fonctions écologiques et sociales des paysages de manière à promouvoir des modes de vie en harmonie avec la nature. L’environnement historique incarne les investissements passés en matière de carbone, désormais gérés par les propriétaires et les utilisateurs des paysages et des bâtiments. Le patrimoine culturel contient les histoires des peuples et les connaissances des communautés locales (ce que l’Accord de Paris appelle les “technologies endogènes”). Les archives archéologiques illustrent les causes des changements passés et l’adaptation à ces changements. 

Pourtant, les talents de nombreux acteurs, opérateurs et défenseurs des arts, de la culture et du patrimoine n’ont toujours pas été mobilisés pour l’action climatique. Il s’agit d’artistes, d’anthropologues, d’archéologues, d’architectes, d’architectes paysagistes, d’administrateurs, d’archivistes, d’artisans, de conservateurs, d’ingénieurs, de géographes, d’historiens, de bibliothécaires, de musiciens, de muséologues, d’écrivains, d’artistes, d’urbanistes et de gestionnaires de sites, ainsi que de scientifiques, de chercheurs, d’enseignants, d’universitaires et de porteurs de savoirs autochtones, dont les connaissances uniques n’ont pas encore été appliquées de manière adéquate au changement climatique ou prises en compte dans la science du climat. 

Nous représentons des institutions et des organisations qui s’engagent à changer ce paradigme et à libérer le potentiel des arts, de la culture et du patrimoine pour réaliser les ambitions de l’Accord de Paris. Nous reconnaissons que cela doit inclure une transformation au sein du secteur culturel également, en adoptant des pratiques durables et une bonne gestion, en faisant entendre la voix des communautés défavorisées et en donnant la priorité à la solidarité avec les communautés en première ligne face au changement climatique, ainsi qu’en préservant, enregistrant et rendant la culture et le patrimoine disponibles de manière inclusive, y compris par le biais de formes artistiques traditionnelles et innovantes ainsi que de nouvelles technologies. 

Ce changement de paradigme et de mentalité exige également que les dimensions culturelles de l’action climatique soient prioritaires dans les cadres scientifiques, politiques, de planification et fiscaux pour l’atténuation et l’adaptation au climat, la réduction des risques de catastrophe et la planification des pertes et dommages. L’intégration des considérations culturelles doit se faire à toutes les échelles (locale, régionale, nationale et internationale) et dans tous les secteurs, de l’énergie aux bâtiments, de la mobilité à l’agriculture. 

Nous reconnaissons le lien profond entre les droits culturels, la survie de la culture et l’action climatique. Nous considérons également que ce Manifeste est une contribution aux approches centrées sur les êtres humains et fondées sur les droits, qui place la culture comme une dimension explicite et opérationnelle du développement et qui permet aux acteurs culturels (société civile et institutions) d’avoir voix au chapitre afin d’y parvenir. 

Il est temps d’agir. 

Nous devons combler les lacunes en matière d’émissions et d’ambition. Pour parvenir à un monde à 1,5° Celsius, il faut accorder plus d’attention aux dimensions culturelles des modes de vie et des moyens d’existence, à la compréhension publique des impacts climatiques, à l’acceptation sociale des changements de systèmes, aux approches diversifiées et sensibles au genre, et aux sources de l’ambition climatique. En bref, nous devons transcender les clivages entre la culture et la science, les personnes et les politiques, la mémoire et les pratiques évolutives. 

La COP26 doit être un tournant pour une action à plusieurs niveaux afin de réaliser le potentiel de la culture pour lutter efficacement contre la crise climatique. Il est de notre responsabilité commune de garantir l’héritage culturel et les droits culturels des générations actuelles et futures, de préserver une planète saine, prospère et résiliente, et d’assurer la réduction des émissions dont dépendent ces résultats. Dans tout ce travail, comptez sur nous ! Comptez sur la culture !

Moi sur une plage du parc Stanley, Vancouver, le 8 novembre 2021
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About the Concient Podcast from Claude Schryer

The conscient podcast / balado conscient is a series of conversations about art, conscience and the ecological crisis. This podcast is bilingual (in either English or French). The language of the guest determines the language of the podcast. Episode notes are translated but not individual interviews.

I started the conscient project in 2020 as a personal learning journey and knowledge sharing exercise. It has been rewarding, and sometimes surprising.

The term ‘conscient’ is defined as ‘being aware of one’s surroundings, thoughts and motivations’. My touchstone for the podcast is episode 1, e01 terrified, based on an essay I wrote in May 2019, where I share my anxiety about the climate crisis and my belief that arts and culture can play a critical role in raising public awareness about environmental issues. The conscient podcast / balado conscient follows up on my http://simplesoundscapes.ca (2016–2019) project: 175, 3-minute audio and video field recordings that explore mindful listening.

Season 1 (May to October 2020) explored how the arts contribute to environmental awareness and action. I produced 3 episodes in French and 15 in English. The episodes cover a wide range of content, including activism, impact measurement, gaming, arts funding, cross-sectoral collaborations, social justice, artistic practices, etc. Episodes 8 to 17 were recorded while I was at the Creative Climate Leadership USA course in Arizona in March 2020 (led by Julie’s Bicycle). Episode 18 is a compilation of highlights from these conversations.

Season 2 (March 2021 – ) explores the concept of reality and is about accepting reality, working through ecological grief and charting a path forward. The first episode of season 2 (e19 reality) mixes quotations from 28 authors with field recordings from simplesoundscapes and from my 1998 soundscape composition, Au dernier vivant les biens. One of my findings from this episode is that ‘I now see, and more importantly, I now feel in my bones, ‘the state of things as they actually exist’, without social filters or unsustainable stories blocking the way’. e19 reality touches upon 7 topics: our perception of reality, the possibility of human extinction, ecological anxiety and ecological grief, hope, arts, storytelling and the wisdom of indigenous cultures. The rest of season 2 features interviews with thought leaders about their responses and reactions to e19 reality.

my professional services

I’ve been retired from the Canada Council for the Arts since September 15, 2020 where I served as a senior strategic advisor in arts granting (2016-2020) and manager of the Inter-Arts Office (1999-2015). My focus in (quasi) retirement is environmental issues within my area of expertise in arts and culture, in particular in acoustic ecology. I’m open to become involved in projects that align with my values and that move forward environmental concerns. Feel free to email me for a conversation : claude@conscient.ca

acknowledgement of eco-responsibility

I acknowledge that the production of the conscient podcast / balado conscient produces carbon. I try to minimize this carbon footprint by being as efficient as possible, including using GreenGeeks as my web server and acquiring carbon offsets for my equipment and travel activities from BullFrog Power and Less.

a word about privilege and bias

While recording episode 19 ‘reality’, I heard elements of ‘privilege’ in my voice that I had not noticed before. It sounded a bit like ‘ecological mansplaining’. I realize that, in spite of good intentions, I need to work my way through issues of privilege (of all kinds) and unconscious bias the way I did through ecological anxiety and grief during the fall of 2020. My re-education is ongoing.

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Conscient Podcast: e79 manifesto – accelerating climate action through the power of arts, culture and heritage

e79 is my #conscientpodcast reading of the ‘Accelerating Climate Action through the Power of Arts, Culture and Heritage’ manifesto developed by the Climate Heritage Network to summarize key cultural messages for COP26 and activate the arts, culture and heritage sector. You can find more information on the origins and the co-authors of the manifesto at cultureatcop.com. 

It’s Monday, November 8, 2021. I’m on a beach in Stanley Park, in Vancouver and this is an episode where I will read to you a manifesto. A very good one and a very timely one.

Here’s the story… I first met archeologist and museums champion Dr. Robert R. Janes through the Sectoral Arts Climate leadership for the Emergency (SCALE) where he spoke about some of his climate projects, including the Coalition of Museums for Climate Justice. We’ve kept in touch. A few weeks ago, Bob sent me a link to a manifesto called ‘Accelerating Climate Action through the Power of Arts, Culture and Heritage’ developed by the Climate Heritage Network . I had not heard about it and maybe you have not as well. So I wanted to read it to you. 

I was deeply moved by the clarity and power of these words. 

So I asked for, and was granted, permission by the co-authors to record the manifesto for this podcast in both English and in the next episode 80, je vais le lire en francais. One of the reason for a recorded version of this manifesto is that you might be like me and tend to retain information more when I listen rather than when I read and so I wanted to share an audio version of this manifesto available to the listeners of this podcast during COP26. I will read out the manifesto’s introduction followed by the manifesto in its entirety. In keeping with how I have been doing the podcast this season this will be in one take with no editing so please forgive any mistakes.

You can find more information on the origins and the co-authors of the manifesto at cultureatcop.com. I would to thank Bob and the other co- authors of the manifesto for this gift and for this invigorating wake up call. 

Here is the introduction that you’ll find on the website.

‘This Manifesto provides key messages on culture and climate change aimed at the 2021 United Nations Climate Conference (COP26) and beyond. It seeks to activate those involved in arts, culture, and heritage to take climate action through communication and engagement, inspiring and assisting their constituents, members and audiences to increase ambition; to change their own behaviours; and to engage with climate change policy development at local and national government and intergovernmental level.  Simultaneously, in order to meet the urgency of the climate emergency, it strives to inspire and encourage greater synergistic collaboration on climate action with other sectors and partners that have not traditionally engaged with cultural actors. We invite civil society, government at all levels, Indigenous Peoples’ organisations, cultural organizations and institutions, businesses, universities and research organisations and other stakeholders to join us in signing on to this Manifesto, signalling our shared ambition to create just, thriving, and resilient communities today and into the future.’

Now here is the manifesto:

Accelerating Climate Action through the Power of Arts, Culture and Heritage

A Manifesto on Keeping 1.5° Alive

COP26

We, the undersigned, declare that people, their cultures, and the natural and cultural heritage of the earth are profoundly at risk from human-caused climate change and the climate inaction that is deepening the unfolding climate crisis even while we reaffirm the immense power of arts, culture, and heritage to inspire climate action and enable a just transition to low carbon, climate resilient futures.

Climate change is already impacting people and planet, with long-lasting and irreversible effects. Avoiding the worst of these requires limiting global temperature increase to 1.5 degrees above pre-industrial levels. Yet the world is failing to meet even the Paris Agreement’s 2 degrees temperature goal, with current Green House Gas (GHG) concentrations now the highest ever recorded.

The present COVID-19 pandemic, and the suffering it has caused, have made the response to climate change even more difficult while also revealing essential lessons, including the imperative of heeding science, the consequences of the separation between humans and nature, the importance of centering the needs of the most vulnerable, and the fact that rapid and far-reaching social and economic change ispossible when society, working together, wills it.

Building back better, tackling the climate and biodiversity crises, and achieving sustainable development requires ambitious, transformative action at scale, including deep GHG emissions reductions in all sectors, a wide portfolio of mitigation and adaptation options and a significant upscaling of investments in those options.

Centering equity and justice should be at the heart of all actions so that widening economic and health disparities can be reversed. Culture and the arts reflect and influence consumption patterns, mediating our awareness of nature and the planet and our relationship to the environment.

Culture anchors people to places and to each other. It can create cohesion in ways that enable community-building and collective action. Artists and cultural voices drive public awareness and action; their work can be a powerful tool for climate mobilization. Through public accessibility and trust, cultural institutions like museums and libraries provide platforms for listening to communities and hubs of multicultural and inter-generational exchange, capacity building, and knowledge-sharing.

Integrating natural and cultural values highlights linkages between the ecological and social functions of landscapes in ways that promote lifestyles in harmony with nature. This historic environment embodies past carbon investments, now stewarded by the owners and users of landscapes and buildings. Cultural heritage holds peoples’ stories and the knowledge of local communities (what the Paris Agreement calls ‘endogenous technologies’). The archaeological record illustrates the causes of, and adaptation to, past changes.

Yet, the talents of many arts, culture and heritage actors, operators and advocates have still not been mobilised for climate action. They include artists, anthropologists, archaeologists, architects, landscape architects, administrators, archivists, crafts persons, conservators, curators, engineers, geographers, historians, librarians, musicians, museologists, writers, performers, urban planners, and site managers, as well as scientists, researchers, teachers, and scholars, and carriers of Indigenous knowledge, whose unique insights have not yet been adequately applied to climate change or accounted for in climate science.

We represent institutions and organizations committed to shifting this paradigm and unlocking the potential of arts, culture, and heritage to achieve the ambitions of the Paris Agreement. We recognize this must include transformation within the culture sector too, embracing sustainable practices and stewardship; lifting up the voices of underserved communities and prioritizing solidarity with frontline communities, as well as preserving, recording and making culture and heritage available in inclusive ways, including through traditional and innovative artistic forms as well as new technologies.

This paradigm and mindset shift also require the cultural dimensions of climate action be prioritized in science, policy, planning and fiscal frameworks for climate mitigation and adaption, disaster risk reduction and in planning for losses and damages. The mainstreaming of cultural considerations must be done at all scales (local, regional, national and international) and across all sectors from energy to buildings, frommobility to agriculture.

We recognize the profound connection between cultural rights, cultural survival, and climate action. We also consider this Manifesto to be a contribution to human-centered, rights-based approaches that places culture as an explicit and operational dimension of development and provides cultural actors (civil society and institutional) a seat at the table required to make it happen.

It is time to act. 

We must close both the emissions and ambition gaps. To achieve a 1.5°Celsius world, more attention must be paid to the cultural dimensions of lifestyles and livelihoods, to the public understanding of climate impacts, the social acceptance of systems changes, to gender-responsive and diverse approaches, and tothe wellsprings of climate ambition. In short, we must transcend the divides between culture and science, people and policy, memory and evolving practice.

COP26 must be a turning point for multi-level action to realize the potential of culture to effectively combat the climate crisis. It is our shared responsibility to secure the cultural inheritance and cultural rights of current and future generations; to safeguard a healthy, prosperous, and resilient planet; and to deliver the emissions reductions upon which these outcomes hinge. In all this work, count us in! Count culture in!

Me at Stanley Park beach, Vancouver, November 8, 2021
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About the Concient Podcast from Claude Schryer

The conscient podcast / balado conscient is a series of conversations about art, conscience and the ecological crisis. This podcast is bilingual (in either English or French). The language of the guest determines the language of the podcast. Episode notes are translated but not individual interviews.

I started the conscient project in 2020 as a personal learning journey and knowledge sharing exercise. It has been rewarding, and sometimes surprising.

The term ‘conscient’ is defined as ‘being aware of one’s surroundings, thoughts and motivations’. My touchstone for the podcast is episode 1, e01 terrified, based on an essay I wrote in May 2019, where I share my anxiety about the climate crisis and my belief that arts and culture can play a critical role in raising public awareness about environmental issues. The conscient podcast / balado conscient follows up on my http://simplesoundscapes.ca (2016–2019) project: 175, 3-minute audio and video field recordings that explore mindful listening.

Season 1 (May to October 2020) explored how the arts contribute to environmental awareness and action. I produced 3 episodes in French and 15 in English. The episodes cover a wide range of content, including activism, impact measurement, gaming, arts funding, cross-sectoral collaborations, social justice, artistic practices, etc. Episodes 8 to 17 were recorded while I was at the Creative Climate Leadership USA course in Arizona in March 2020 (led by Julie’s Bicycle). Episode 18 is a compilation of highlights from these conversations.

Season 2 (March 2021 – ) explores the concept of reality and is about accepting reality, working through ecological grief and charting a path forward. The first episode of season 2 (e19 reality) mixes quotations from 28 authors with field recordings from simplesoundscapes and from my 1998 soundscape composition, Au dernier vivant les biens. One of my findings from this episode is that ‘I now see, and more importantly, I now feel in my bones, ‘the state of things as they actually exist’, without social filters or unsustainable stories blocking the way’. e19 reality touches upon 7 topics: our perception of reality, the possibility of human extinction, ecological anxiety and ecological grief, hope, arts, storytelling and the wisdom of indigenous cultures. The rest of season 2 features interviews with thought leaders about their responses and reactions to e19 reality.

my professional services

I’ve been retired from the Canada Council for the Arts since September 15, 2020 where I served as a senior strategic advisor in arts granting (2016-2020) and manager of the Inter-Arts Office (1999-2015). My focus in (quasi) retirement is environmental issues within my area of expertise in arts and culture, in particular in acoustic ecology. I’m open to become involved in projects that align with my values and that move forward environmental concerns. Feel free to email me for a conversation : claude@conscient.ca

acknowledgement of eco-responsibility

I acknowledge that the production of the conscient podcast / balado conscient produces carbon. I try to minimize this carbon footprint by being as efficient as possible, including using GreenGeeks as my web server and acquiring carbon offsets for my equipment and travel activities from BullFrog Power and Less.

a word about privilege and bias

While recording episode 19 ‘reality’, I heard elements of ‘privilege’ in my voice that I had not noticed before. It sounded a bit like ‘ecological mansplaining’. I realize that, in spite of good intentions, I need to work my way through issues of privilege (of all kinds) and unconscious bias the way I did through ecological anxiety and grief during the fall of 2020. My re-education is ongoing.

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Conscient Podcast: e78 milena droumeva – art needs to get on the street

e78 is my #conscientpodcast conversation with acoustic ecology colleague Dr. Milena Droumeva on November 3, 2021 in Vancouver about multiple points of ‘listening’, thoughts about radicality, that imagination can lead to crafting things that we will actually need for survival and how to address profound disconnections. 

Note: There is a slight flame rumble in the background but the voice is clear :-)  

Milena Droumeva is an Associate Professor and Glenfraser Endowed Professor in Sound Studies at Simon Fraser University specializing in mobile media, sound studies, gender, and sensory ethnography. They have worked extensively in educational research on game-based learning and computational literacy, formerly as a post-doctoral fellow at the Institute for Research on Digital Learning at York University. Milena has a background in acoustic ecology and works across the fields of urban soundscape research, sonification for public engagement, as well as gender and sound in video games. Current research projects include sound ethnographies of the city (livable soundscapes), mobile curation, critical soundmapping, and sensory ethnography. Check out Milena’s Story Map, “Soundscapes of Productivity” about coffee shop soundscapes as the office ambience of the creative economy freelance workers and the Livable Soundscapes project. 

Fireplace where we recorded this episode on November 3, 2021 in Vancouver

*

(traduction)

e78 est ma conversation #baladoconscient avec ma collègue en écologie sonore, Dr. Milena Droumeva, le 3 novembre 2021 à Vancouver, sur les multiples points d'"écoute", ses réflexions sur la radicalité, sur le fait que l'imagination peut conduire à la création de choses dont nous aurons réellement besoin pour survivre, ainsi que sur la manière d'aborder nos déconnexions profondes.  

Note : Il y a un léger grondement de flame en arrière-plan mais la voix est claire :-)  

Milena Droumeva est professeure agrégée et titulaire de la chaire Glenfraser en études sonores à l’université Simon Fraser, spécialisée dans les médias mobiles, les études sonores, le genre et l’ethnographie sensorielle. Elle a beaucoup travaillé dans le domaine de la recherche éducative sur l’apprentissage par le jeu et l’alphabétisation informatique, notamment en tant que boursière postdoctorale à l’Institute for Research on Digital Learning de l’Université York. Milena a une formation en écologie acoustique et travaille dans les domaines de la recherche sur les paysages sonores urbains, de la sonification pour l’engagement public, ainsi que du genre et du son dans les jeux vidéo. Ses projets de recherche actuels comprennent les ethnographies sonores de la ville (paysages sonores habitables), la conservation mobile, la cartographie sonore critique et l’ethnographie sensorielle. Consultez le Story Map de Milena, “Soundscapes of Productivity” sur les ambiances sonores des cafés comme ambiance de bureau des travailleurs indépendants de l’économie créative et le projet Livable Soundscapes.

Extrait

Je pense que l’art doit descendre dans la rue, car sensibiliser les gens dans une galerie, c’est vraiment s’adresser à ceux qui sont déjà convaincu. Je vais laisser de côté la notion de sensibilisation, car nous sommes tous deux d’accord pour dire que le temps pour cela est passé, mais je pense que l’art doit revenir à l’artisanat, dans le sens où l’imagination peut conduire à la fabrication de choses dont nous aurons réellement besoin pour survivre. Je pense que – et encore une fois, c’est mon opinion radicale – je pense que l’une des raisons pour lesquelles nous voyons ces quantités sans précédent d’anxiété et même ce nouveau terme “anxiété climatique” que nous avons, qui est probablement sur le point d’être défini comme une sorte de condition de santé mentale, est parce que nous sommes si profondément déconnectés de nos propres moyens d’existence.

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The conscient podcast / balado conscient is a series of conversations about art, conscience and the ecological crisis. This podcast is bilingual (in either English or French). The language of the guest determines the language of the podcast. Episode notes are translated but not individual interviews.

I started the conscient project in 2020 as a personal learning journey and knowledge sharing exercise. It has been rewarding, and sometimes surprising.

The term ‘conscient’ is defined as ‘being aware of one’s surroundings, thoughts and motivations’. My touchstone for the podcast is episode 1, e01 terrified, based on an essay I wrote in May 2019, where I share my anxiety about the climate crisis and my belief that arts and culture can play a critical role in raising public awareness about environmental issues. The conscient podcast / balado conscient follows up on my http://simplesoundscapes.ca (2016–2019) project: 175, 3-minute audio and video field recordings that explore mindful listening.

Season 1 (May to October 2020) explored how the arts contribute to environmental awareness and action. I produced 3 episodes in French and 15 in English. The episodes cover a wide range of content, including activism, impact measurement, gaming, arts funding, cross-sectoral collaborations, social justice, artistic practices, etc. Episodes 8 to 17 were recorded while I was at the Creative Climate Leadership USA course in Arizona in March 2020 (led by Julie’s Bicycle). Episode 18 is a compilation of highlights from these conversations.

Season 2 (March 2021 – ) explores the concept of reality and is about accepting reality, working through ecological grief and charting a path forward. The first episode of season 2 (e19 reality) mixes quotations from 28 authors with field recordings from simplesoundscapes and from my 1998 soundscape composition, Au dernier vivant les biens. One of my findings from this episode is that ‘I now see, and more importantly, I now feel in my bones, ‘the state of things as they actually exist’, without social filters or unsustainable stories blocking the way’. e19 reality touches upon 7 topics: our perception of reality, the possibility of human extinction, ecological anxiety and ecological grief, hope, arts, storytelling and the wisdom of indigenous cultures. The rest of season 2 features interviews with thought leaders about their responses and reactions to e19 reality.

my professional services

I’ve been retired from the Canada Council for the Arts since September 15, 2020 where I served as a senior strategic advisor in arts granting (2016-2020) and manager of the Inter-Arts Office (1999-2015). My focus in (quasi) retirement is environmental issues within my area of expertise in arts and culture, in particular in acoustic ecology. I’m open to become involved in projects that align with my values and that move forward environmental concerns. Feel free to email me for a conversation : claude@conscient.ca

acknowledgement of eco-responsibility

I acknowledge that the production of the conscient podcast / balado conscient produces carbon. I try to minimize this carbon footprint by being as efficient as possible, including using GreenGeeks as my web server and acquiring carbon offsets for my equipment and travel activities from BullFrog Power and Less.

a word about privilege and bias

While recording episode 19 ‘reality’, I heard elements of ‘privilege’ in my voice that I had not noticed before. It sounded a bit like ‘ecological mansplaining’. I realize that, in spite of good intentions, I need to work my way through issues of privilege (of all kinds) and unconscious bias the way I did through ecological anxiety and grief during the fall of 2020. My re-education is ongoing.

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Conscient Podcast: e76 kim richards – seeding a green new theatre in canada

e76 kim richards – seeding a green new theatre in canada is my conversation with Dr. Kim Richards about the role of theatre in the climate emergency. With excerpts from e44 bilodeau, e59 pearl and e36 fanconi. Dr. Richards is currently a post-doctoral fellow in public energy humanities at the University of Alberta and is building an open-access video archive of performance-based strategies to promote a just energy transition. Kim recently co-edited an issue of Canadian Theatre Review on “Extractivism and Performance” (April 2020). This conversation took place during a soundwalk around Trout Lake Park in Vancouver on Monday, November 1, 2021. Note: to access Dr. Richards’ writings contact her at: kskyerichards@gmail.com and for information on her work see https://ualberta.academia.edu/KimberlySkyeRichards
e76 kim richards - seeding a green new theatre in canada est ma conversation avec le Dr Kim Richards sur le rôle du théâtre dans l'urgence climatique. Avec des extraits de e44 bilodeau, e59 pearl and e36 fanconi. Dr. Richards est présentement boursière postdoctorale en sciences humaines de l'énergie publique à l'Université de l'Alberta et elle constitue des archives vidéo en libre accès sur les stratégies fondées sur la performance pour promouvoir une transition énergétique juste. Kim a récemment coédité un numéro de Canadian Theatre Review on “Extractivism and Performance” (April 2020). Cette conversation a eu lieu lors d'une promenade sonore autour du parc Trout Lake à Vancouver le lundi 1er novembre 2021. Remarque : pour accéder aux écrits du Dr. Richards, contactez-la à l'adresse suivante : kskyerichards@gmail.com et pour en savoir plus sur son travail voir https://ualberta.academia.edu/KimberlySkyeRichards.

Excerpt:

I wrote an article called Seeding a Green New Theatre in Canada that is drawing on a lot of principles of conversations happening around a green new deal in the United States and elsewhere, as well as other kinds of social justice movements happening on both sides of the border and thinking through what’s the kind of theatre and what are the plays that already existed in Canadian theatre history and what are more of the kinds of stories that we need to be telling and sharing and how to think about the transition that we’re facing socially from a justice perspective that really advances and brings forward the impact of the existing system by racialized communities, low income communities, the people who work within the energy or extractive development sector. There are a number of really quite remarkable pieces of work, many of which hadn’t been produced a whole lot of times that addressed those issues.

Tree in Trout Lake Park, Vancouver,. that we listened to while on our soundwalk

*

Extrait

J’ai écrit un article intitulé Seeding a Green New Theatre in Canada qui s’inspire de nombreux principes des conversations qui se déroulent autour d’une nouvelle donne verte aux États-Unis et ailleurs, ainsi que d’autres types de mouvements de justice sociale qui se déroulent des deux côtés de la frontière et qui réfléchissent au type de théâtre et aux pièces qui existaient déjà dans l’histoire du théâtre canadien et aux autres types d’histoires que nous devons raconter et partager et à la façon de penser à la transition à laquelle nous sommes confrontés socialement dans une perspective de justice qui fait vraiment avancer et mettre en avant l’impact du système existant sur les communautés racialisées, les communautés à faible revenu, les personnes qui travaillent dans le secteur de l’énergie ou du développement extractif. Il y a un certain nombre de travaux vraiment remarquables, dont beaucoup n’avaient pas été produits beaucoup de fois, qui abordent ces questions.

The post e76 kim richards – seeding a green new theatre in canada appeared first on conscient podcast / balado conscient. conscient is a bilingual blog and podcast (French or English) by audio artist Claude Schryer that explores how arts and culture contribute to environmental awareness and action.

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About the Concient Podcast from Claude Schryer

The conscient podcast / balado conscient is a series of conversations about art, conscience and the ecological crisis. This podcast is bilingual (in either English or French). The language of the guest determines the language of the podcast. Episode notes are translated but not individual interviews.

I started the conscient project in 2020 as a personal learning journey and knowledge sharing exercise. It has been rewarding, and sometimes surprising.

The term ‘conscient’ is defined as ‘being aware of one’s surroundings, thoughts and motivations’. My touchstone for the podcast is episode 1, e01 terrified, based on an essay I wrote in May 2019, where I share my anxiety about the climate crisis and my belief that arts and culture can play a critical role in raising public awareness about environmental issues. The conscient podcast / balado conscient follows up on my http://simplesoundscapes.ca (2016–2019) project: 175, 3-minute audio and video field recordings that explore mindful listening.

Season 1 (May to October 2020) explored how the arts contribute to environmental awareness and action. I produced 3 episodes in French and 15 in English. The episodes cover a wide range of content, including activism, impact measurement, gaming, arts funding, cross-sectoral collaborations, social justice, artistic practices, etc. Episodes 8 to 17 were recorded while I was at the Creative Climate Leadership USA course in Arizona in March 2020 (led by Julie’s Bicycle). Episode 18 is a compilation of highlights from these conversations.

Season 2 (March 2021 – ) explores the concept of reality and is about accepting reality, working through ecological grief and charting a path forward. The first episode of season 2 (e19 reality) mixes quotations from 28 authors with field recordings from simplesoundscapes and from my 1998 soundscape composition, Au dernier vivant les biens. One of my findings from this episode is that ‘I now see, and more importantly, I now feel in my bones, ‘the state of things as they actually exist’, without social filters or unsustainable stories blocking the way’. e19 reality touches upon 7 topics: our perception of reality, the possibility of human extinction, ecological anxiety and ecological grief, hope, arts, storytelling and the wisdom of indigenous cultures. The rest of season 2 features interviews with thought leaders about their responses and reactions to e19 reality.

my professional services

I’ve been retired from the Canada Council for the Arts since September 15, 2020 where I served as a senior strategic advisor in arts granting (2016-2020) and manager of the Inter-Arts Office (1999-2015). My focus in (quasi) retirement is environmental issues within my area of expertise in arts and culture, in particular in acoustic ecology. I’m open to become involved in projects that align with my values and that move forward environmental concerns. Feel free to email me for a conversation : claude@conscient.ca

acknowledgement of eco-responsibility

I acknowledge that the production of the conscient podcast / balado conscient produces carbon. I try to minimize this carbon footprint by being as efficient as possible, including using GreenGeeks as my web server and acquiring carbon offsets for my equipment and travel activities from BullFrog Power and Less.

a word about privilege and bias

While recording episode 19 ‘reality’, I heard elements of ‘privilege’ in my voice that I had not noticed before. It sounded a bit like ‘ecological mansplaining’. I realize that, in spite of good intentions, I need to work my way through issues of privilege (of all kinds) and unconscious bias the way I did through ecological anxiety and grief during the fall of 2020. My re-education is ongoing.

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Conscient Podcast: e75 radical listening as climate action

e75 radical listening as climate action is my presentation and Q&A period at the FKL’s Unheard Landscapes Symposium on October 29, 2021 about ‘music as acoustic ecology’ and ‘radicality’ in the context of listening and the climate emergency, with excerpts from e54 mahtani, é55 trépanier and e22 westerkamp 
e75 radical listening as climate action est ma présentation et la période Q-R au Unheard Landscapes Symposium du FKL le 29 octobre 2021 où j'explique 'musique comme écologie sonore’ et la notion de 'radicalité' dans le cadre de l'écoute et de l'urgence climatique, avec des extraits de e54 mahtani, é55 trépanier et e22 westerkamp

Script

Note: audio on podcast is slightly different due to improvised elements during the presentation. The question-and-answer period below was transcribed using TEMI and slightly edited for concision.

Good morning, Bonjour 

Welcome to radical listening as climate action.

It’s 7.35am here in Vancouver on Friday, October 29th, 2021. The sun is just rising here on the west coast of Turtle Island. I know you’ve already had a long day of presentations and deliberations where you all are in Blois, France so I’ll try and be brief in my presentation and get to questions as soon as possible. Je vais parler en anglais mais il me fera plaisir de répondre à vos questions en français aussi. 

But before I start my presentation, I want to let you know that I’m recording this talk as episode 75 of my conscient podcast, which is a podcast, sometimes in English, des fois en français, that explores art and the ecological crisis. The third season of this podcast is on the theme of radical listening, so I thought it would make sense to include this presentation as an episode. Please let me know if you do not want to be recorded when we get to the question period, ok? I understand that the Symposium is also doing a podcast of this presentation, which is great so there will be 2 versions, I’ll be publishing this recording later today. 

Let me begin by saying that I’m speaking to you from the unceded territory of the Coast Salish Peoples, including the territories of the xʷməθkwəy̓əm (Musqueam), Skwxwú7mesh (Squamish), and Səl̓ílwətaʔ/Selilwitulh (Tsleil-Waututh) Nations. I would like to acknowledge these nations as the traditional keepers of these lands and reiterate my commitment to indigenous people as an ally. 

Some of you might know that I’m a composer by training and worked in acoustic ecology for most of the 1990s, with the World Forum for Acoustic Ecology and other similar organizations – before joining the Canada Council for the Arts for 21 years. I retired from the Council in 2020 in order to focus my work on art and the climate emergency through my podcast and a new organization in Canada called SCALE, the Sectoral Climate Arts Leadership for the Emergency: which is an example of a collective action that the Symposium has suggested we undertake. I can talk about that more later if you wish. 

I was very pleased to see that the Unheard Landscapes Symposium is exploring climate emergency issues, such as changing soundscape of our endangered planet today and, importantly, future soundscapes and the future of listening itself as the climate emergency deepens. And the crisis will unfortunately get much worse as emissions are currently actually rising worldwide in spite of efforts at COP26, which starts in a few days just north of you in Scotland. 

So big thanks and Graci to Stefano Zorzanello and the FKL Symposium on Soundscapes team for this timely event and for having me here today. I also want to thank you in the audience for taking the time to be here today – I wish I was there with you – and for sharing your thoughts today, and online afterwards if you wish. 

I’d want to start my presentation with a short story. Now I’m not a storyteller but I like the format as a way to bring information to life. 

I once upon a time, a composer gave a workshop called Reality, Extinction, Grief and Art at a festivalsomewhere in Europe. The audience was most professors, composers and music students from around the world. The theme of the festival was soundscapes during a pandemic. The composer talked about the issues that kept him up at night, including the deepening climate crisis, the real possibility of civilization collapse, the lack of understanding about ecological grieving and the role of arts and culture in all of this. Now the question-and-answer period was quite intense: one participant asked how to deal with the rise of fascism and war as the climate crisis worsened and resources become scarcer. This person had seen conflict before in her home country.  Another asked how can we address the debilitating sense of sadness that comes from environmental loss? Someone else kindly suggested that we should stop using printed programs for our concerts, which was recognized as a good idea but not nearly enough of a change. Finally, one participant proposed that from now that all music should be considered as acoustic ecology…the workshop leader said ‘now there’s a radical idea’: all music as acoustic ecology.

Now, this is, of course, a true story, though I did dramatize bits here and there for effect. It took place on April 23 of this year at the BEAST FeAST 2021: Recalibration festival under the direction of Dr. Annie Mahtani at the University of Birmingham. I gave this workshop because I wanted to raise these issues in my peer community of electroacoustic and soundscape composers and am happy for this opportunity to continue the conversation today and at any time in the future. 

So, let’s dig a bit deeper into this idea of music as acoustic ecology. I realise that it is a provocative proposal. What did this person mean? 

I’ll remind you that acoustic ecology is defined as the ‘relationship, mediated through sound, between all living beings and their environment.’ The concept was developed right here in Vancouver at the World Soundscape Project by a composer, R. Murray Schafer and his colleagues at Simon Fraser University. One of their goals was to point out that the world was out of balance and that we needed to listen much more carefully to our environment and to respond to issues through deep listening and heightened environmental awareness. 

Music, on the other hand, is defined as the ‘art of arranging sounds in time through melody, harmony, rhythm, and timbre’. No mention of the environment here though it might be implied with the idea of timbre. 

So, in other words, acoustic ecology is about our relationship to our environment, through sound, whereas music is about organizing sound to make art. 

What’s the connection between these two? How can we consider music as acoustic ecology and why should we?

Here’s a theory.

What I think that person was saying is that music, in the context of the ecological crisis, needs to take place in relation with all living beings and their environments. In other words, music should not be separated from its context. It never should have. For example, if the world is on fire, music and all other art forms for that matter, need to emerge from, and engage with that reality in ways that we have not yet imagined (a form of unheard landscape).

I won’t get into stories about fiddling while Rome burns… but that’s another story.  

I’m curious to know what you think about this when we get to the questions period in a few minutes. 

Let me share my screen now. This is the conscient podcast website. 

I’d like to play you three excerpts from conversations I had in the second season of the conscient podcast, which was about reality and ecological grief. The first is with Dr. Annie Mahtani from episode 52 :

If we can find ways to encourage people to listen, that can help them to build a connection, even if it’s to a small plot of land near them. By helping them to have a new relationship with that, which will then expand and help hopefully savour a deeper and more meaningful relationship with our natural world, and small steps like that, even if it’s only a couple of people at a time, that could spread. I think that nobody, no one person, is going to be able to change the world, but that doesn’t mean we should give up. 

Annie’s point here is that everything is local and that listening, with our ears and hearts, is how we need to move forward, even if the future looks bleak. Annie reminds us that we should never give up on leaving a livable world for our children and their children. 

One of the questions raised by the organizers of this Symposium is about collective actions. What kind of collective actions can the soundscape community undertake about something as massive and amorphous – some might say invisible or unheard – as the climate crisis? For example, we could focus on mitigation – which is about raising awareness about imminent threats, many soundscape compositions try to do this – or maybe we put more energy into adaptation – about learning to live our damaged planet and how to listen even more carefully – or maybe we could priorise regeneration – which is about rebuilding and providing a vision for a sustainable future? These are admittedly complex and uncomfortable issues, in part because people do not feel empowered to address them, so most of us live in denial and with deep, repressed sadness, right? 

Let me tell you another short story. This one is also true.

During the fall of 2019, I was at a meeting about how the arts and cultural sector, and in particular the indigenous traditional knowledge community, could play a much larger role in the fight against climate change. We were sitting around a table – remember that this was pre-pandemic times – with each person sharing knowledge and stories. I spoke about how we need to walk our talk in order to be credible with environmental issues. Then, a representative from an indigenous cultural organization said that it would ‘likely take as long to resolve the ecological crisis as it did to create it’. I repeated what he said in my head: ‘take as long to resolve the ecological crisis as it did to create. How is this possible, I asked myself, so I said: ‘but, but we do not have that kind of time’. We all looked at each other in silence. 

(moment of silence) 

This is what I mean by ‘radical listening’. 

To me, radical listening is about stepping out of our comfort zone when we listen. Radical listening about thinking beyond what we think we know when we listen. Radical listening is about recognizing our biases, both conscious and unconscious. It’s about listening actively and sincerely. Ultimately, it’s about getting to the truth and facing reality.

(moment of silence) 

(Share screen) 

I’ll give you another example from season 2 of the conscient podcast. This is Indigenous artist France Trepanier who is a visual artist, curator and researcher of Kanien’kéha:ka and French ancestry. This is from episode 55 and it’s in French.

Je pense que ce cycle du colonialisme, et de ce que ça a apporté, on est en train d’arriver à la fin de ce cycle là aussi, et avec le recul, on va s’apercevoir que cela a été un tout petit instant dans un espace beaucoup plus vaste, et qu’on est en train de retourner à des connaissances très profondes. Qu’est-ce que ça veut dire de vivre ici sur cette planète? Ce que ça implique comme possibilité, mais comme responsabilité aussi de maintenir les relations harmonieuses? Moi, je dis que la solution à la crise climatique c’est cardiaque. Ça va passer par le cœur. On parle d’amour avec la planète. C’est ça, le travail.

What Trépanier is saying here is that she thinks that the 500 plus year cycle of colonialism on Turtle Island is coming to an end and that it’s everyone’s responsibility to maintain harmonious relationships in their respective communities. She is also saying that we need to fall back in love with our planet in order to save humanityShe said that this is the work that is ahead of us: c’est ca, le travail and I agree.

So, let’s think about this. How do we maintain harmonious relationships with all living beings as a soundscape community?

I’d like to conclude my presentation with a proposal. It’s from soundscape composer Hildegard Westerkamp, who lives here in Vancouver and is a living legend in the soundscape community. This is from conscient podcast episode 22, which was recorded in April of 2020 here in Vancouver. 

We need to allow for time to pass without any action, without any solutions and to just experience it. I think that a slowdown is an absolute… If there is any chance to survive, that kind of slowing down through listening and meditation and through not doing so much. I think there’s some hope in that.

This, to me, is also an example of ‘radical listening as climate action’. 

I now invite comments or questions. I’ll remind you that I’m recording this presentation as episode 75 of the conscient podcast. 

Merci Stefano et chers collègues. Questions, comments? En anglais ou en français. 

Question and Answers


Stefano Zorzanello  

It’s quite interesting to think about listening as an action. When we think about listening, we tend to think about a passive kind of action, which is receiving and not really changing anything. It’s getting something from the world out there, but we know also from an ecological point of view that listening is an act of selection of messages that is active and not passive. It’s a way of taking away something away from too crowded world, which is full of things: full of noise, full of information, full of life. The act of taking something away and making room for other things or maybe nothing at all is in itself a kind of ecological action. I think we should be more careful about this. What do you think? 

Claude Schryer

I’ll respond briefly because I’m interested in other thoughts or at least initial reactions, but Stefano, I agree that a lot of what we need to do is to stop the destruction and to take away things that are inhibiting natural processes. And the most obvious is ecological systems. For example, with trees, if we stopped cutting them and polluting their environment, they will flourish and they will bring back life: air and sounds. And so that’s something that we don’t think of as progress, right? We think of progress as building and new and better and bigger. And we have to find a positive way to get into a subtractive space so that we think of less as more and think of quiet, as an example, in the sound world, but there are so many ways that we could do things less and better for all life forms. 

That’s why I played the example from France Trépanier (é55), who’s a senior indigenous artist here in Canada who has a lot to say about indigenous non-indigenous relations and how difficult they have been from the very beginning in Canada because of what the Europeans essentially brought as an ideology. So, there’s a conflict of ideology that needs to be resolved here and yet we have so little time to resolve it. That’s why I told the story about that indigenous knowledge keeper who said that it’s going to take a long time… So, we’re facing unthinkable situations and we, as soundscape artists, one of the things we can do, is talk about our profession, because we’re professional listeners, we’re professional recorders, we’re professional analysts of sound and that’s why I liked so much the questions that you ask you and your colleagues ask in Unheard Landscapes. You’re looking at unknown issues, things that we don’t know about yet. I think those are the right questions to ask. 

Personally, I try to reduce my carbon footprint. I do what I can, but I’m producing podcasts and using energy. I’m aware that everything we do has a footprint at, but to be aware of it is already to start to change. So, listening to me, radical listening, is about listening with the intent of changing, not just the intent of saying, well, that was nice, but it’s not going to affect me at all, or that was sort of fun. It’s not entertainment. When you receive information, you take it seriously and it challenges your worldview. Then you not only think about it, but you receive it in your body and then you start changing your behavior. And even that’s why I put the Annie Mahtani example. Even the smallest things like going into a garden and talking with somebody and planting a seed, those seeds will grow. And if we all do that, and I don’t mean to lecture anybody here, I know people are aware about the seriousness of the environmental issues we face, but I do think that we need, as a community, to be much more in climate emergency mode. 

There’s a group here in Canada called the Climate Emergency Unit. I think everybody on the planet in particular, those who have consumed more than their fair share, need to be in climate emergency mode and behave that way. And so, music as acoustic ecology, is an interesting idea, but really what we need is to be in climate emergency mode. Any other thoughts from people in the room? I’d be happy to hear.

Olivier Gaudin

I’m one of the organizers. I work here at this school, and I teach a history of landscapes. So basically, I was wondering about the way you use the adjective radical. Could you make possible connections between radical and indigenous people and whether that makes sense to you, because in France, there is still a discussion about radicality. It’s also the way you connected it with emergency that is interesting. I wonder how you manage this possible connection between radicality and indigenous. And I interested in that and why. 

Claude Schryer

Well, there’s lots of connections. The word radical can be used in different ways, but it basically means cutting through certain conventions and going to the most basic essential element. In Canada we have about 15,000 years of knowledge in indigenous communities. Colonization was about 500 of those. That’s why France Trépanier was saying that the colonization period is starting to end. We use the term reconciliation in Canada, not unlike what happened in South Africa. We had our own a truth and reconciliation process a few years ago, which had some positive outcomes, but we’re struggling with the deep, deep issues of how we can share this land because we, the non-indigenous people, have exploited it so much and have lost the trust of indigenous people through treaties that weren’t respected. 

So, there’s lots of that kind of talk now talk and action and our government’s making, I think, an effort at addressing these issues, but it’s not enough. And now the population is rising and starting to demand that of not just governments, but all institutions. So, there’s a positive dynamic, or at least a forward motion in Canada around thinking about things in a totally different way in our relations with each other, with the land and the people with a a lot more listening going on with indigenous people, not necessarily dialogue, sometimes it’s dialogue, but it’s mostly listening. There’s are so many interesting initiatives right now, in Canada, I’m thinking of the indigenous climate action network and so many others that are doing great work. So it’s really a question of listening.

Olivier Gaudin

Thank you for this answer I am interested if to some people to know this attitude that you share with us today is perceived as a counterproductive, meaning that in France, you, if you present yourself radically, you will be told that you lose the majority of the population, you know, too much excitement. Do you manage to frame it differently in Canada? I would be interested to know that. And maybe you can enlighten us a little bit about the differences between Western Canada and Québec. 

Claude Schryer

I can’t really speak on behalf radicals in Canada. There are some very politically radical people. I’m not really one of them. I consider myself a progressive, but what I’m talking about is radical listening, which is a process and, and hopefully it leads to radical actions. I use the radical in the sense that the status quo is unlivable. We are living far, far beyond our means. And so, you can’t sot of piece meal or go incrementally. If people are uncomfortable with the word radical, you can think of other words, but I’m not talking about only radical political action. I’m talking about radical lifestyle change and of radical rethinking through listening. That’s my own personal point of view. 

Canada is an oil and gas producing country, so we have tremendous challenges with the climate emergency, because a lot of our economy is based on gas and oil. So, we’re struggling with that too. We have a new minister of environment and climate change right now. So, there’s, there’s that that debate is going on. Your other question about Western and Eastern Canada, or in Quebec in particular. There are definitely regional different regional approaches in Canada right now. I’m in Vancouver where there’s the David Suzuki Foundation and the World Soundscape Project legacy, and lots of going on on the environmental front, but in Quebec you also have very strong environmental sensitivity. You have it across Canada, but in Quebec, you have street movements, like when the Fridays for Future movement happened in 2019, there were, you 400,000 or 500,000 people in the streets. There is a sense of mobilization and action that we’re seeing in Canada and Quebec is very good and strong at that. 

You’re also seeing it also in the arts community. There are all kinds of organizations now that are rethinking how they work, in part because of the COVID crisis, but also because of the climate emergency. I can’t get into it too much because I don’t think there’ll be time, but I mentioned this group, SCALE as an example of a national initiative to bring us all together in Canada to talk about the role of arts and culture in the climate emergency and we’re working with Julie’s Bicycle and Creative Carbon Scotland and others who are doing similar kinds of work. And I know that there’s initiatives in Europe and in France as well. 

I think that’s what we need to do is get out of our little silos of my art form and my interests and think broadly together and create coalitions so that we can identify the things that we want to do together and do them, as your symposium has suggested, as collective actions, because individual actions, while important for the person, are not as effective as collective actions. 

It’s easy to find my email claude@conscient.ca . I think it’s an ongoing conversation. Thank you. I know you’ve had a long day, so I’m going to go have a shower and it’s been a lot of fun. I think I appreciate your being there and let’s keep in touch.

Unheard Landscapes group in Blois, France delivering ‘radical listening as climate action’ and me on October 29, 2021, Vancouver

*

Texte de la présentation

Note : l’audio sur le balado est légèrement différent en raison d’éléments improvisés pendant la présentation. La période de questions-réponses a été transcrite à l’aide de TEMI et a été légèrement modifié afin de precision.

Bonjour, Good morning 

Bienvenue à l’écoute radicale comme action climatique

Il est 7h35 du matin ici à Vancouver, le vendredi 29 octobre 2021. Le soleil vient de se lever ici sur la côte ouest de l’île de la Tortue. Je sais que vous avez déjà eu une longue journée de présentations et de délibérations là où vous êtes tous à Blois, en France, alors je vais essayer d’être bref dans ma présentation et de répondre aux questions dès que possible. Je vais parler en anglais mais il me fera plaisir de répondre à vos questions en français aussi. 

Mais avant de commencer ma présentation, je veux vous faire savoir que j’enregistre cette conférence comme l’épisode 75 de mon balado conscient, qui est un balado, parfois en anglais, des fois en français, qui explore l’art et la crise écologique. La troisième saison de ce balado a pour thème l’écoute radicale, et j’ai donc pensé qu’il serait logique d’inclure cette présentation dans un épisode. Veuillez me faire savoir si vous ne voulez pas être enregistré lorsque nous arriverons à la période de questions, ok ? Je crois savoir que le Symposium produira également un balado de cette présentation, ce qui est très bien. Il y aura donc 2 versions. Je publierai cet enregistrement plus tard dans la journée. 

Permettez-moi de commencer en disant que je vous parle depuis le territoire non cédé des peuples salish de la côte, y compris les territoires des nations xʷməθkwəy̓əm (Musqueam), Skwxwú7mesh (Squamish) et Səl̓ílwətaʔ/Selilwitulh (Tsleil-Waututh). Je voudrais reconnaître ces nations comme les gardiens traditionnels de ces terres et réitérer mon engagement envers les peuples autochtones en tant qu’allié. 

Certains d’entre vous savent peut-être que je suis compositeur de formation et que j’ai travaillé dans le domaine de l’écologie sonore pendant la majeure partie des années 1990, notamment avec le World Forum for Acoustic Ecology et d’autres organisations similaires – avant de rejoindre le Conseil des Arts du Canada pendant 21 ans. J’ai pris ma retraite du Conseil en 2020 afin de concentrer mon travail sur l’art et l’urgence climatique par le biais de mon balado et d’une nouvelle organisation au Canada appelée LeSAUTLeadership Sectoriel des arts sur l’urgence de la transition écologique, qui est un exemple d’action collective que le Symposium nous a suggéré d’entreprendre. Je peux en parler davantage plus tard si vous le souhaitez. 

J’ai été très heureux de voir que le Symposium Unheard Landscapes explore les questions liées à l’urgence climatique, tel l’état du paysage sonore de notre planète menacée et, surtout, les paysages sonores futurs et l’avenir de l’écoute elle-même, à mesure que l’urgence climatique s’aggrave. Et la crise va malheureusement s’aggraver, car les émissions augmentent actuellement dans le monde entier, malgré les efforts déployés à la COP26, qui débute dans quelques jours au nord de chez vous, en Écosse. 

Je remercie donc vivement Stefano Zorzanello et l’équipe du FKL Symposium on Soundscapes pour cet événement opportun et pour m’avoir invité aujourd’hui. Je tiens également à remercier le public dans la salle d’avoir pris le temps d’être présent aujourd’hui – j’aurais aimé être là avec vous – et de partager vos réflexions maintenant, et plus tard en ligne par la suite si vous le souhaitez. 

Je voudrais commencer ma présentation par une petite histoire. Je ne suis pas un conteur, mais j’aime ce format qui permet de donner vie aux informations. 

Il était une fois un compositeur qui donnait un atelier intitulé Réalité, extinction, deuil et art lors d’un festival quelque part en Europe. Le public était composé pour la plupart de professeurs, de compositeurs et d’étudiants en musique du monde entier. Le thème du festival était les paysages sonores pendant une pandémie. Le compositeur a parlé des problèmes qui l’empêchent de dormir la nuit, notamment l’aggravation de la crise climatique, la possibilité réelle d’un effondrement de la civilisation, le manque de compréhension du deuil écologique et le rôle des arts et de la culture dans tout cela. La période de questions-réponses a été assez intense : un participant a demandé comment faire face à la montée du fascisme et de la guerre alors que la crise climatique s’aggrave et que les ressources se raréfient. Cette personne avait déjà été témoin de conflits dans son pays d’origine.  Une autre personne a demandé comment aborder le sentiment débilitant de tristesse qui découle de la perte de l’environnement. Quelqu’un d’autre a gentiment suggéré que nous devrions cesser d’utiliser des programmes imprimés pour nos concerts, ce qui a été reconnu comme une bonne idée mais pas du tout comme un changement suffisant. Enfin, un participant a proposé qu’à partir de maintenant, toute la musique soit considérée comme de l’écologie sonore… l’animateur de l’atelier a dit “voilà une idée radicale” : toute musique comme écologie sonore.

Il s’agit, bien entendu, d’une histoire vraie, même si j’ai dramatisé des passages ici et là pour l’effet. Elle a eu lieu le 23 avril de cette année au festival BEAST FeAST 2021 : Recalibration, sous la direction du Dr Annie Mahtani, à l’université de Birmingham. J’ai donné cet atelier parce que je voulais soulever ces questions dans ma communauté de compositeurs de musique électroacoustique et d’écologie sonore et je suis heureux de cette opportunité de poursuivre la conversation aujourd’hui et à tout moment dans le futur. 

Alors, creusons un peu plus cette idée de la musique comme écologie acoustique. Je me rends compte que c’est une proposition provocante. Que voulait dire cette personne ? 

Je vous rappelle que l’écologie acoustique est définie comme la “relation, médiée par le son, entre tous les êtres vivants et leur environnement”. Ce concept a été développé ici même à Vancouver, dans le cadre du World Soundscape Project, par un compositeur, R. Murray Schafer et ses collègues de l’Université Simon Fraser. L’un de leurs objectifs était de souligner que le monde était déséquilibré et que nous devions écouter beaucoup plus attentivement notre environnement et répondre aux problèmes par une écoute profonde et une conscience environnementale accrue. 

La musique, quant à elle, est définie comme “l’art d’arranger les sons dans le temps par la mélodie, l’harmonie, le rythme et le timbre”. L’environnement n’est pas mentionné ici, bien qu’il puisse être sous-entendu dans l’idée de timbre

En d’autres termes, l’écologie sonore concerne notre relation avec notre environnement, par le biais du son, tandis que la musique consiste à organiser le son pour en faire un art. 

Quel est le lien entre les deux ? Comment pouvons-nous considérer la musique comme une écologie sonore et pourquoi le devrions-nous ?

Voici une théorie.

Ce que je pense que cette personne disait, c’est que la musique, dans le contexte de la crise écologique, doit se faire en relation avec tous les êtres vivants et leurs environnements. 

En d’autres termes, la musique ne doit pas être séparée de son contexte. Elle n’aurait jamais dû l’être. Par exemple, si le monde est en feu, la musique, et toutes les autres formes d’art d’ailleurs, doivent émerger de cette réalité et s’y engager d’une manière que nous n’avons pas encore imaginée (une forme de paysage inouï (unheard landscape)).

Je ne vais pas me lancer dans des histoires de tripotage pendant que Rome brûle… C’est une autre histoire.  

Je suis curieux de savoir ce que vous pensez de tout cela lorsque nous arriverons à la période des questions dans quelques minutes. 

Laissez-moi partager mon écran maintenant. C’est le site web du balado conscient.

J’aimerais vous faire écouter trois extraits de conversations que j’ai eues lors de la deuxième saison du balado conscient, qui portait sur la réalité et le deuil écologique. Le premier est avec le Dr Annie Mahtani de l’épisode 52 :

Si nous pouvons trouver des moyens d’encourager les gens à écouter, cela peut les aider à établir un lien, même si c’est avec une petite parcelle de terrain près de chez eux. En les aidant à avoir une nouvelle relation avec cette parcelle, qui va ensuite s’étendre et les aider à savourer une relation plus profonde et plus significative avec notre monde naturel, et des petits pas comme ça, même si ce n’est que quelques personnes à la fois, cela pourrait se propager. Je pense que personne, pas une seule personne, ne sera capable de changer le monde, mais cela ne signifie pas que nous devions abandonner. 

Ce qu’Annie veut dire ici, c’est que tout est local et que c’est en écoutant, avec nos oreilles et nos cœurs, que nous pouvons aller de l’avant, même si l’avenir semble sombre. Annie nous rappelle que nous ne devons jamais renoncer à laisser un monde vivable à nos enfants et à leurs enfants. 

L’une des questions soulevées par les organisateurs de ce symposium concerne les actions collectives. Quel type d’actions collectives la communauté du paysage sonore peut-elle entreprendre à propos d’un phénomène aussi massif et amorphe – certains pourraient dire invisible ou inaudible – que la crise climatique ? Par exemple, nous pourrions nous concentrer sur l’atténuation – qui consiste à sensibiliser aux menaces imminentes, ce que de nombreuses compositions de paysages sonores tentent de faire – ou peut-être mettre plus d’énergie dans l’adaptation – qui consiste à apprendre à vivre sur notre planète endommagée et à écouter encore plus attentivement afin de survivre – ou peut-être donner la priorité à la régénération – qui consiste à reconstruire et à fournir une vision pour un avenir durable ? Il s’agit certes de questions complexes et inconfortables, en partie parce que les gens ne se sentent pas habilités à les aborder, de sorte que la plupart d’entre nous vivent dans le déni et avec une tristesse profonde et refoulée, n’est-ce pas ? 

Laissez-moi vous raconter une autre petite histoire. Celle-ci est également vraie.

Au cours de l’automne 2019, j’ai assisté à une réunion sur la façon dont le secteur artistique et culturel, et en particulier la communauté des connaissances traditionnelles autochtones, pourrait jouer un rôle beaucoup plus important dans la lutte contre le changement climatique. Nous étions assis autour d’une table – rappelez-vous qu’il s’agissait d’une époque pré-pandémique – et chaque personne partageait ses connaissances et ses histoires. J’ai expliqué que nous devions joindre le geste à la parole afin d’être crédibles en matière d’environnement. Puis, un représentant d’une organisation culturelle autochtone a déclaré qu’il faudrait “probablement autant de temps pour résoudre la crise écologique qu’il en a fallu pour la créer”. J’ai répété ce qu’il a dit dans ma tête : “autant de temps pour résoudre la crise écologique qu’il en a fallu pour la créer”. Comment est-ce possible, me suis-je demandé, alors j’ai dit : “mais, mais nous n’avons pas ce temps-là”. Nous nous sommes tous regardés en silence. 

(moment de silence) 

C’est ce que j’entends par “écoute radicale”. 

Pour moi, l’écoute radicale consiste à sortir de notre zone de confort lorsque nous écoutons. L’écoute radicale consiste à penser au-delà de ce que nous pensons savoir lorsque nous écoutons. L’écoute radicale consiste à reconnaître nos préjugés, qu’ils soient conscients ou inconscients. Il s’agit d’écouter activement et sincèrement. En fin de compte, il s’agit d’atteindre la vérité et de faire face à la réalité.

(moment de silence) 

Je vais vous donner un autre exemple tiré de la saison 2 du balado conscient. Il s’agit de l’artiste autochtone France Trépanier, artiste visuelle, conservatrice et chercheuse d’ascendance kanien’kéha:ka et française. Cet extrait est tiré de l’épisode 55 et il est en français.

Je pense que ce cycle du colonialisme, et de ce que ça a apporté, on est en train d’arriver à la fin de ce cycle là aussi, et avec le recul, on va s’apercevoir que cela a été un tout petit instant dans un espace beaucoup plus vaste, et qu’on est en train de retourner à des connaissances très profondes. Qu’est-ce que ça veut dire de vivre ici sur cette planète ? Ce que ça implique comme possibilité, mais comme responsabilité aussi de maintenir les relations harmonieuses ? Moi, je dis que la solution à la crise climatique c’est cardiaque. Ça va passer par le cœur. On parle d’amour avec la planète. C’est ça, le travail.

Ce que Trépanier dit ici, c’est qu’elle pense que le cycle de plus de 500 ans de colonialisme sur l’île de la Tortue touche à sa fin et que c’est la responsabilité de chacun de maintenir des relations harmonieuses dans leurs communautés respectives. Elle dit également que nous devons retomber en amour avec notre planète afin de sauver l’humanité. Elle dit que c’est le travail qui nous attend : c’est ça, le travail et je suis d’accord.

Alors, réfléchissons à cela. Comment maintenons-nous des relations harmonieuses avec tous les êtres vivants en tant que communauté ‘paysage sonore’ ?

J’aimerais conclure ma présentation par une proposition. Elle vient de la compositrice de paysages sonores Hildegard Westerkamp, qui vit ici à Vancouver et qui est une légende vivante dans nitre communauté. Elle est tirée de l’épisode 22 du balado conscient, qui a été enregistré en avril 2020 ici à Vancouver. 

Nous devons permettre au temps de s’écouler sans action, sans solution et juste en faire l’expérience. Je pense qu’un ralentissement est un absolu… S’il y a une chance de survivre, cette sorte de ralentissement par l’écoute et la méditation et par le fait de ne pas en faire autant. Je pense qu’il y a de l’espoir là-dedans.

Pour moi, c’est aussi un exemple de “l’écoute radicale comme action climatique”. 

J’invite maintenant les participants à faire des commentaires ou à poser des questions. Je vous rappelle que j’enregistre cette présentation comme l’épisode 75 du balado conscient

Merci Stefano et chers collègues. Des questions, des commentaires ? En anglais ou en français. 

*

Questions et réponses

Stefano Zorzanello  

C’est assez intéressant de penser à l’écoute comme une action. Quand on pense à l’écoute, on a tendance à penser à une action passive, qui consiste à recevoir et à ne rien changer. Il s’agit de recevoir quelque chose du monde extérieur, mais nous savons aussi, d’un point de vue écologique, que l’écoute est un acte de sélection des messages qui est actif et non passif. C’est une façon de retirer quelque chose d’un monde trop encombré, qui est plein de choses : plein de bruit, plein d’informations, plein de vie. Le fait d’enlever quelque chose et de faire de la place pour d’autres choses ou peut-être pour rien du tout est en soi une sorte d’action écologique. Je pense que nous devrions être plus prudents à ce sujet. Qu’en pensez-vous ? 

Claude Schryer

Je vais répondre brièvement parce que je suis intéressé par d’autres réflexions ou du moins par les premières réactions, mais Stefano, je suis d’accord sur le fait qu’une grande partie de ce que nous devons faire est d’arrêter la destruction et d’enlever les choses qui inhibent les processus naturels. Et le plus évident, ce sont les systèmes écologiques. Par exemple, avec les arbres, si nous arrêtions de les couper et de polluer leur environnement, ils s’épanouiraient et ramèneraient la vie : l’air et les sons. Et donc, c’est quelque chose que nous ne considérons pas comme un progrès, n’est-ce pas ? Nous pensons que le progrès consiste à construire du nouveau, du meilleur et du plus grand. Nous devons trouver un moyen positif d’entrer dans un espace soustractif, afin de considérer le moins comme le plus et de penser au silence, par exemple, dans le monde du son, mais il y a tellement de façons de faire les choses moins et mieux pour toutes les formes de vie. 

C’est pourquoi j’ai donné l’exemple de France Trépanier (é55), une artiste autochtone de haut niveau ici au Canada, qui a beaucoup à dire sur les relations entre autochtones et non-autochtones et sur les difficultés qu’elles ont rencontrées dès le début au Canada en raison de l’idéologie apportée par les Européens. Il y a donc un conflit d’idéologie qui doit être résolu ici et pourtant nous avons si peu de temps pour le faire. C’est pourquoi j’ai raconté l’histoire de ce gardien du savoir autochtone qui a dit que cela allait prendre beaucoup de temps… Donc, nous sommes confrontés à des situations impensables et nous, en tant qu’artistes du paysage sonore, l’une des choses que nous pouvons faire, c’est parler de notre profession, parce que nous sommes des auditeurs professionnels, nous sommes des enregistreurs professionnels, nous sommes des analystes professionnels du son et c’est pourquoi j’ai tellement aimé les questions que vous posez, vous et vos collègues, dans Unheard Landscapes. Vous vous penchez sur des questions inconnues, des choses que nous ne connaissons pas encore. Je pense que ce sont les bonnes questions à poser. 

Personnellement, j’essaie de réduire mon empreinte carbone. Je fais ce que je peux, mais je produis des balados et j’utilise de l’énergie. Je suis conscient que tout ce que nous faisons a une empreinte, mais en être conscient, c’est déjà commencer à changer. Donc, m’écouter, m’écouter de manière radicale, c’est écouter avec l’intention de changer, et pas seulement avec l’intention de dire, c’était bien, mais ça ne va pas m’affecter du tout, ou c’était plutôt amusant. Ce n’est pas du divertissement. Lorsque vous recevez des informations, vous les prenez au sérieux et elles remettent en question votre vision du monde. Ensuite, non seulement vous y réfléchissez, mais vous la recevez dans votre corps et vous commencez à changer votre comportement. Et c’est même pour cela que j’ai donné l’exemple d’Annie Mahtani. Même les plus petites choses comme aller dans un jardin, parler avec quelqu’un et planter une graine, ces graines vont pousser. Et si nous faisons tous cela, et je ne veux pas faire la leçon à qui que ce soit ici, je sais que les gens sont conscients de la gravité des problèmes environnementaux auxquels nous sommes confrontés, mais je pense que nous devons, en tant que communauté, être beaucoup plus en mode urgence climatique. 

Il y a un groupe ici au Canada appelé Climate Emergency Unit. Je pense que tous les habitants de la planète, en particulier ceux qui ont consommé plus que leur juste part, doivent être en mode urgence climatique et se comporter de la sorte. Et donc, la musique en tant qu’écologie acoustique est une idée intéressante, mais ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’être en mode d’urgence climatique. D’autres idées de la part des personnes présentes dans la salle ? Je serais heureux de les entendre.

Olivier Gaudin

Je suis l’un des organisateurs. Je travaille ici dans cette école, et j’enseigne l’histoire des paysages. Donc en fait, je m’interrogeais sur la façon dont vous utilisez l’adjectif radical. Pourriez-vous faire des liens possibles entre radical et indigène et si cela a du sens pour vous, parce qu’en France, il y a toujours une discussion sur la radicalité. C’est aussi la façon dont vous l’avez relié à l’urgence qui est intéressante. Je me demande comment vous gérez cette connexion possible entre radicalité et indigène. Et ça m’intéresse de savoir pourquoi.

Claude Schryer

Eh bien, il y a beaucoup de liens. Le mot radical peut être utilisé de différentes manières, mais il signifie essentiellement qu’il faut couper à travers certaines conventions et aller à l’élément essentiel le plus basique. Au Canada, nous avons environ 15 000 ans de connaissances dans les communautés autochtones. La colonisation en a représenté environ 500. C’est pourquoi France Trépanier disait que la période de colonisation commence à se terminer. Nous utilisons le terme réconciliation au Canada, un peu comme ce qui s’est passé en Afrique du Sud. Nous avons eu notre propre processus de vérité et de réconciliation il y a quelques années, qui a eu des résultats positifs, mais nous nous débattons avec des questions très, très profondes sur la façon dont nous pouvons partager cette terre parce que nous, les non-autochtones, l’avons tellement exploitée et avons perdu la confiance des peuples autochtones à cause de traités qui n’ont pas été respectés. 

Notre gouvernement fait, je pense, un effort pour aborder ces questions, mais ce n’est pas suffisant. Et maintenant, la population augmente et commence à exiger cela non seulement des gouvernements, mais de toutes les institutions. Il y a donc une dynamique positive, ou du moins un mouvement vers l’avant au Canada, qui consiste à penser les choses d’une manière totalement différente dans nos relations les uns avec les autres, avec la terre et avec les gens, en écoutant beaucoup plus les autochtones, pas nécessairement en dialoguant, parfois en dialoguant, mais surtout en écoutant. Il y a tellement d’initiatives intéressantes en ce moment, au Canada, je pense au réseau d’action climatique indigène et à tant d’autres qui effectuent un travail formidable. Il s’agit donc vraiment d’écouter.

Olivier Gaudin

Merci pour cette réponse je suis intéressé si pour certaines personnes de savoir cette attitude que vous partagez avec nous aujourd’hui est perçue comme contre-productive, c’est-à-dire qu’en France, vous, si vous vous présentez de manière radicale, on vous dira que vous perdez la majorité de la population, vous savez, trop d’excitation. Est-ce que vous arrivez à cadrer ça différemment au Canada ? Je serais intéressé de le savoir. Et peut-être que vous pouvez nous éclairer un peu sur les différences entre l’Ouest canadien et le Québec. 

Claude Schryer

Je ne peux pas vraiment parler au nom des radicaux au Canada. Il y a des gens très radicaux sur le plan politique. Je ne suis pas vraiment l’un d’entre eux. Je me considère comme un progressiste, mais ce dont je parle, c’est de l’écoute radicale, qui est un processus et qui, je l’espère, mène à des actions radicales. J’utilise le mot radical dans le sens où le statu quo est invivable. Nous vivons bien, bien au-delà de nos moyens. Et donc vous ne pouvez pas vous contenter d’une approche fragmentaire ou progressive. Si les gens sont mal à l’aise avec le mot radical, vous pouvez penser à d’autres mots, mais je ne parle pas seulement d’action politique radicale. Je parle d’un changement radical de style de vie, d’une remise en question radicale par l’écoute. C’est mon point de vue personnel. 

Le Canada est un pays producteur de pétrole et de gaz. Nous avons donc d’énormes défis à relever face à l’urgence climatique, car une grande partie de notre économie est basée sur le gaz et le pétrole. Nous sommes donc aux prises avec ce problème également. Nous avons un nouveau ministre de l’Environnement et du changement climatique en ce moment. Donc, il y a, il y a ce débat qui est en cours. Votre autre question concernant l’Ouest et l’Est du Canada, ou le Québec en particulier. Il y a définitivement différentes approches régionales au Canada en ce moment. Je suis à Vancouver où il y a la Fondation David Suzuki et l’héritage du World Soundscape Project, et beaucoup de choses qui se passent sur le front de l’environnement, mais au Québec vous avez aussi une très forte sensibilité environnementale. Vous l’avez dans tout le Canada, mais au Québec, vous avez des mouvements de rue, comme lorsque le mouvement des Vendredis pour l’avenir s’est produit en 2019, il y avait, vous 400 000 ou 500 000 personnes dans les rues. Il y a un sens de la mobilisation et de l’action que nous voyons au Canada et le Québec est très bon et fort à ce sujet. 

On le voit aussi dans la communauté artistique. Il y a toutes sortes d’organisations qui repensent leur façon de travailler, en partie à cause de la crise du COVID, mais aussi à cause de l’urgence climatique. Je ne peux pas trop m’étendre sur le sujet car je ne pense pas que nous aurons le temps, mais j’ai mentionné ce groupe, SCALE, comme un exemple d’initiative nationale visant à nous rassembler au Canada pour parler du rôle des arts et de la culture dans l’urgence climatique, et nous travaillons avec Julie’s Bicycle et Creative Carbon Scotland et d’autres qui font le même genre de travail. Et je sais qu’il existe des initiatives en Europe et en France également. 

Je pense que ce que nous devons faire, c’est sortir de nos petits silos de ma forme d’art et de mes intérêts et réfléchir ensemble de manière plus large et créer des coalitions afin que nous puissions identifier les choses que nous voulons faire ensemble et les faire, comme votre symposium l’a suggéré, comme des actions collectives, parce que les actions individuelles, bien qu’importantes pour la personne, ne sont pas aussi efficaces que les actions collectives.

Il est facile de trouver mon courriel claude@conscient.ca . Je pense que c’est une conversation en cours. Merci. Je sais que vous avez eu une longue journée, alors je vais prendre une douche et je me suis bien amusée. Je pense que j’apprécie votre présence et restons en contact.

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About the Concient Podcast from Claude Schryer

The conscient podcast / balado conscient is a series of conversations about art, conscience and the ecological crisis. This podcast is bilingual (in either English or French). The language of the guest determines the language of the podcast. Episode notes are translated but not individual interviews.

I started the conscient project in 2020 as a personal learning journey and knowledge sharing exercise. It has been rewarding, and sometimes surprising.

The term ‘conscient’ is defined as ‘being aware of one’s surroundings, thoughts and motivations’. My touchstone for the podcast is episode 1, e01 terrified, based on an essay I wrote in May 2019, where I share my anxiety about the climate crisis and my belief that arts and culture can play a critical role in raising public awareness about environmental issues. The conscient podcast / balado conscient follows up on my http://simplesoundscapes.ca (2016–2019) project: 175, 3-minute audio and video field recordings that explore mindful listening.

Season 1 (May to October 2020) explored how the arts contribute to environmental awareness and action. I produced 3 episodes in French and 15 in English. The episodes cover a wide range of content, including activism, impact measurement, gaming, arts funding, cross-sectoral collaborations, social justice, artistic practices, etc. Episodes 8 to 17 were recorded while I was at the Creative Climate Leadership USA course in Arizona in March 2020 (led by Julie’s Bicycle). Episode 18 is a compilation of highlights from these conversations.

Season 2 (March 2021 – ) explores the concept of reality and is about accepting reality, working through ecological grief and charting a path forward. The first episode of season 2 (e19 reality) mixes quotations from 28 authors with field recordings from simplesoundscapes and from my 1998 soundscape composition, Au dernier vivant les biens. One of my findings from this episode is that ‘I now see, and more importantly, I now feel in my bones, ‘the state of things as they actually exist’, without social filters or unsustainable stories blocking the way’. e19 reality touches upon 7 topics: our perception of reality, the possibility of human extinction, ecological anxiety and ecological grief, hope, arts, storytelling and the wisdom of indigenous cultures. The rest of season 2 features interviews with thought leaders about their responses and reactions to e19 reality.

my professional services

I’ve been retired from the Canada Council for the Arts since September 15, 2020 where I served as a senior strategic advisor in arts granting (2016-2020) and manager of the Inter-Arts Office (1999-2015). My focus in (quasi) retirement is environmental issues within my area of expertise in arts and culture, in particular in acoustic ecology. I’m open to become involved in projects that align with my values and that move forward environmental concerns. Feel free to email me for a conversation : claude@conscient.ca

acknowledgement of eco-responsibility

I acknowledge that the production of the conscient podcast / balado conscient produces carbon. I try to minimize this carbon footprint by being as efficient as possible, including using GreenGeeks as my web server and acquiring carbon offsets for my equipment and travel activities from BullFrog Power and Less.

a word about privilege and bias

While recording episode 19 ‘reality’, I heard elements of ‘privilege’ in my voice that I had not noticed before. It sounded a bit like ‘ecological mansplaining’. I realize that, in spite of good intentions, I need to work my way through issues of privilege (of all kinds) and unconscious bias the way I did through ecological anxiety and grief during the fall of 2020. My re-education is ongoing.

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Conscient Podcast: e74 letting go – laisser aller

e74 letting go – laisser aller was recorded on Tuesday, October 26, 2021, at 6.40am. It’s a bilingual monologue about how I’ve come to realize that the main barrier to my re-education is… ‘me’, and that the solution, simply, is to let it go. To release it.

A soundwalk around the neighbourhood follows. 
e74 letting go – laisser aller a été enregistré le mardi 26 octobre 2021, à 6h40. C'est un monologue bilingue sur la façon dont j'ai réalisé que le principal obstacle à ma rééducation est... "moi", et que la solution, tout simplement, est de lâcher prise. De le libérer. 

Une promenade sonore dans le quartier suit.

Transcription of monologue (in English below but bilingual in the podcast)

conscient podcast (note: recorded robot voice says ‘you are trespassing’). I’m actually not trespassing. I’m just leaving the house here in East Vancouver. Good morning. It’s episode 74 of the conscient podcast on Tuesday, October 26, 2021. It’s 6.40am. This episode is called letting go.  

You might recall that I launched the conscient podcast in 2020 as a learning journey to explore the relationship between art and the ecological crisis, but a secondary goal of the project was also to learn how to unlearn and how to re-educate myself. 

My main objective with the conscious podcast is both to learn more about the issues of the ecological transition, and the role of art, but also to learn to relearn and unlearn.

So, the learning part has gone very well – and I need to thank my brilliant guests for that – but my re-education – that unlearning – have been an uphill battle. In fact, I’m walking up a hill as I speak right now, so metaphorically, it’s a bit like that. I’m a bit out of breath. 

I’ve come to realize that the main barrier to my re-education, and I might not be the only one in this situation, is… ‘me’. My personality, my baggage, and, that the solution, simply, is to let it go. To release it. 

So I have managed to learn a lot from my interactions with my brilliant guests, but I have not really managed to unlearn. 

I realize that the main obstacle to my re-education is… ‘myself’… that is, my personality and my baggage, and that the solution to this dilemma is to let it go. That is, to let go of all the baggage, including my ‘personality’.

So, I’m lightening things up, this morning and future forward. Letting go, bit by bit, of that baggage. 

I feel a little lighter already. And when I need a little reminder and encouragement, I’m going to listen to this recording again and remind myself that it’s all possible, one step at a time, to let go one element at a time.  

So, I feel a bit lighter already. Maybe you do as well, I don’t know. 

My plan is to listen to this recording again and again when I need a reminder, or maybe a bit of encouragement, that these things can be done, little by little.  

So, if you have time, I invite you to join me on a morning sound walk now. It’s 6.45 am. If you don’t have the time, it’s fine. We’ll catch up later, but for those who want to stay, I’m going to walk around the neighbourhood now and listen.

I feel a little lighter already. And when I need a little reminder and encouragement, I’m going to listen to this recording again and remind myself that it’s all possible, one step at a time, to let go one element at a time.  

Thanks for listening. Here we go. 

East Pender Street. Vancouver, at 6.45am October 26, 2021

*

Transcription du monologue (en français ci-dessous mais bilingue dans le balado)

balado conscient (note : la voix enregistrée du robot dit “vous êtes en train d’entrer”). En fait, je ne suis pas en train d’entrer par effraction. Je quitte juste la maison ici à Vancouver Est. Bonjour à tous. C’est l’épisode 74 du balado conscient, le mardi 26 octobre 2021. Il est 6h40 du matin. Cet épisode s’appelle Laisser aller. 

Vous vous souvenez peut-être que j’ai lancé le balado conscient en 2020 comme un voyage d’apprentissage pour explorer la relation entre l’art et la crise écologique, mais un objectif secondaire du projet était aussi d’apprendre à désapprendre et à me rééduquer. 

Mon objectif principal avec le balado conscient est à la fois d’en savoir plus sur les enjeux de la transition écologique, et du rôle de l’art, mais aussi d’apprendre à réapprendre et à désapprendre. 

Donc, la partie apprentissage s’est très bien passé – et je dois remercier mes brillants invités pour cela – mais ma rééducation – ce désapprentissage – a été une bataille difficile. En fait, je suis en train de monter une colline pendant que je parle en ce moment, donc métaphoriquement, c’est un peu comme ça. Je suis un peu essoufflé. 

Je me suis rendu compte que le principal obstacle à ma rééducation, et je ne suis peut-être pas le seul dans cette situation, c’est… “moi”. Ma personnalité, mon bagage, et que la solution, tout simplement, est de le laisser partir. De le libérer. 

Donc j’ai réussi à beaucoup apprendre à partir de mes échanges avec mes invités brillants, mais je n’ai pas vraiment réussi à désapprendre. 

Je me rends compte que le principal obstacle à ma rééducation, est… ‘moi-même’… c’est à dire, ma personnalité et mon bagage, et que la solution à ce dilemme est de les laisser aller. C’est à dire de laisser aller tout le bagage, y inclut ma ‘personnalité’.

Donc, je vais alléger les choses, ce matin et à l’avenir. Je laisse aller, petit à petit, tout le bagage. Je me sens un peu plus léger déjà. Et quand j’aurai besoin d’un petit rappel et d’encouragement, je vais réécouter cet enregistrement et me rappeler, a moi-même, que tout cela est possible, une étape à la fois, de laisser aller un élément à la fois.  

Donc, je me sens déjà un peu plus léger. Peut-être que vous aussi, je ne sais pas. 

J’ai l’intention d’écouter cet enregistrement encore et encore quand j’aurai besoin d’un rappel, ou peut-être d’un peu d’encouragement, que ces choses peuvent être faites, petit à petit.  

Donc, si vous avez le temps, je vous invite à vous joindre à moi pour une promenade sonore matinale maintenant. Il est 6h45 du matin. Si vous n’avez pas le temps, ce n’est pas grave. Nous nous rattraperons plus tard, mais pour ceux qui veulent rester, je vais me promener dans le quartier maintenant et écouter.

Si vous avez un moment, je vous invite à marcher un peu avec moi ce matin. Il est 6h45. Si non, aucun problème. On se reparle lors d’un prochain épisode.

Merci d’avoir écouté. C’est parti. 

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About the Concient Podcast from Claude Schryer

The conscient podcast / balado conscient is a series of conversations about art, conscience and the ecological crisis. This podcast is bilingual (in either English or French). The language of the guest determines the language of the podcast. Episode notes are translated but not individual interviews.

I started the conscient project in 2020 as a personal learning journey and knowledge sharing exercise. It has been rewarding, and sometimes surprising.

The term ‘conscient’ is defined as ‘being aware of one’s surroundings, thoughts and motivations’. My touchstone for the podcast is episode 1, e01 terrified, based on an essay I wrote in May 2019, where I share my anxiety about the climate crisis and my belief that arts and culture can play a critical role in raising public awareness about environmental issues. The conscient podcast / balado conscient follows up on my http://simplesoundscapes.ca (2016–2019) project: 175, 3-minute audio and video field recordings that explore mindful listening.

Season 1 (May to October 2020) explored how the arts contribute to environmental awareness and action. I produced 3 episodes in French and 15 in English. The episodes cover a wide range of content, including activism, impact measurement, gaming, arts funding, cross-sectoral collaborations, social justice, artistic practices, etc. Episodes 8 to 17 were recorded while I was at the Creative Climate Leadership USA course in Arizona in March 2020 (led by Julie’s Bicycle). Episode 18 is a compilation of highlights from these conversations.

Season 2 (March 2021 – ) explores the concept of reality and is about accepting reality, working through ecological grief and charting a path forward. The first episode of season 2 (e19 reality) mixes quotations from 28 authors with field recordings from simplesoundscapes and from my 1998 soundscape composition, Au dernier vivant les biens. One of my findings from this episode is that ‘I now see, and more importantly, I now feel in my bones, ‘the state of things as they actually exist’, without social filters or unsustainable stories blocking the way’. e19 reality touches upon 7 topics: our perception of reality, the possibility of human extinction, ecological anxiety and ecological grief, hope, arts, storytelling and the wisdom of indigenous cultures. The rest of season 2 features interviews with thought leaders about their responses and reactions to e19 reality.

my professional services

I’ve been retired from the Canada Council for the Arts since September 15, 2020 where I served as a senior strategic advisor in arts granting (2016-2020) and manager of the Inter-Arts Office (1999-2015). My focus in (quasi) retirement is environmental issues within my area of expertise in arts and culture, in particular in acoustic ecology. I’m open to become involved in projects that align with my values and that move forward environmental concerns. Feel free to email me for a conversation : claude@conscient.ca

acknowledgement of eco-responsibility

I acknowledge that the production of the conscient podcast / balado conscient produces carbon. I try to minimize this carbon footprint by being as efficient as possible, including using GreenGeeks as my web server and acquiring carbon offsets for my equipment and travel activities from BullFrog Power and Less.

a word about privilege and bias

While recording episode 19 ‘reality’, I heard elements of ‘privilege’ in my voice that I had not noticed before. It sounded a bit like ‘ecological mansplaining’. I realize that, in spite of good intentions, I need to work my way through issues of privilege (of all kinds) and unconscious bias the way I did through ecological anxiety and grief during the fall of 2020. My re-education is ongoing.

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Conscient Podcast: e73 judith marcuse – finding the energy to keep moving

e73 judith marcuse – finding the energy to keep moving is my conversation with arts for social change activist and dance artist Judith Marcuse at Judith’s home in West Vancouver on October 24, 2021. We started with a question about ‘radical listening’ followed by an overview of her work as executive director and founder of the International Centre of Art for Social Change (ICASC) and the soon to be announced Arts for Social Change Network (ASCN). At midpoint in conversation, we took a break to listen to the soundscape of her garden and continued with reflections from a presentation she gave today, October 25 at the Canadian Senior Artists Resource Network. Many thanks to Judith for taking the time to share her deep knowledge of, and passion for, all forms of community-engaged arts and for generosity and leadership over many years in the arts community. 

Note: the audio quality of this recording is not optimal because of social distancing. 

Excerpt

I feel really at the base of myself that creating anything, art, sofas, whatever it is, allows us to give of ourselves to something that may not be lasting but in the moment, that act of creation can engender hope, can engender a sense of autonomy, a sense of possibility and we can’t despair right now, we’re at a tipping point, as everyone is saying and the question for me is how do we find the energy alone and collectively to keep moving in this urgency that we’re all feeling without drowning in despair. I think art has an essential role to play in that agenda.

 

Notes

Transcript of excerpt from 22 westerkamp at 19m22s of e73:

That awareness of how we form relationships through sound or how we can block them, I think, is just as important and it extends right into the ecological issues and into climate change. What are we putting out there when we listen to our cities humming away: that’s energy, that’s the voice of energy being overused, right? And can we just relate through our ears to what’s happening out there? We can hear it. It’s all there…

Judith and I on a walk by the beach in West Vancouver

*

(traduction)

e73 judith marcuse - finding the energy to keep moving est ma conversation avec Judith Marcuse, militante des arts pour le changement social et artiste de la danse, au domicile de Judith à West Vancouver le 24 octobre 2021. Nous avons commencé par une question sur l'"écoute radicale", suivie d'un aperçu de son travail en tant que directrice exécutive et fondatrice du International Centre of Art for Social Change (ICASC) et du réseau Arts for Social Change Network (ASCN), qui sera bientôt annoncé. À mi-chemin de la conversation, nous avons fait une pause pour écouter le paysage sonore de son jardin et avons poursuivi avec des réflexions sur la présentation qu'elle a donné aujourd'hui, le 25 octobre, au Canadian Senior Artists Resource Network. Je remercie Judith d'avoir pris le temps de partager ses connaissances approfondies et sa passion pour toutes les formes d'arts engagés avec la communauté, ainsi que pour sa générosité et son leadership au cours de nombreuses années dans la communauté artistique. 

Remarque : la qualité audio de cet enregistrement n’est pas optimale en raison de la distanciation sociale. 

Extrait

J’ai le sentiment profond que créer quoi que ce soit, de l’art, des canapés, quoi que ce soit, nous permet de donner de nous-mêmes à quelque chose qui peut ne pas être durable mais dans l’instant, cet acte de création peut engendrer de l’espoir, peut engendrer un sentiment d’autonomie, un sentiment de possibilité et nous ne pouvons pas désespérer en ce moment, nous sommes à un point de basculement, comme tout le monde le dit et la question pour moi est de savoir comment trouver l’énergie, individuellement et collectivement, pour continuer à avancer dans cette urgence que nous ressentons tous sans nous noyer dans le désespoir. Je pense que l’art a un rôle essentiel à jouer dans ce programme. 

Notes

Transcription de l’extrait de https://www.conscient.ca/podcast/e22-westerkamp/ à 19m22s de e73 :

Cette prise de conscience de la façon dont nous formons des relations à travers le son ou comment nous pouvons les bloquer, il me semble, est tout aussi important et cela s’étend aux questions écologiques et au changement climatique. Qu’est-ce que nous diffusons lorsque nous écoutons nos villes ronronner : c’est de l’énergie, c’est la voix de l’énergie qui est surutilisée, n’est-ce pas ? Et pouvons-nous, à travers nos oreilles, faire le lien avec ce qui se passe là-bas ? Nous pouvons l’entendre. Tout est là…

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About the Concient Podcast from Claude Schryer

The conscient podcast / balado conscient is a series of conversations about art, conscience and the ecological crisis. This podcast is bilingual (in either English or French). The language of the guest determines the language of the podcast. Episode notes are translated but not individual interviews.

I started the conscient project in 2020 as a personal learning journey and knowledge sharing exercise. It has been rewarding, and sometimes surprising.

The term ‘conscient’ is defined as ‘being aware of one’s surroundings, thoughts and motivations’. My touchstone for the podcast is episode 1, e01 terrified, based on an essay I wrote in May 2019, where I share my anxiety about the climate crisis and my belief that arts and culture can play a critical role in raising public awareness about environmental issues. The conscient podcast / balado conscient follows up on my http://simplesoundscapes.ca (2016–2019) project: 175, 3-minute audio and video field recordings that explore mindful listening.

Season 1 (May to October 2020) explored how the arts contribute to environmental awareness and action. I produced 3 episodes in French and 15 in English. The episodes cover a wide range of content, including activism, impact measurement, gaming, arts funding, cross-sectoral collaborations, social justice, artistic practices, etc. Episodes 8 to 17 were recorded while I was at the Creative Climate Leadership USA course in Arizona in March 2020 (led by Julie’s Bicycle). Episode 18 is a compilation of highlights from these conversations.

Season 2 (March 2021 – ) explores the concept of reality and is about accepting reality, working through ecological grief and charting a path forward. The first episode of season 2 (e19 reality) mixes quotations from 28 authors with field recordings from simplesoundscapes and from my 1998 soundscape composition, Au dernier vivant les biens. One of my findings from this episode is that ‘I now see, and more importantly, I now feel in my bones, ‘the state of things as they actually exist’, without social filters or unsustainable stories blocking the way’. e19 reality touches upon 7 topics: our perception of reality, the possibility of human extinction, ecological anxiety and ecological grief, hope, arts, storytelling and the wisdom of indigenous cultures. The rest of season 2 features interviews with thought leaders about their responses and reactions to e19 reality.

my professional services

I’ve been retired from the Canada Council for the Arts since September 15, 2020 where I served as a senior strategic advisor in arts granting (2016-2020) and manager of the Inter-Arts Office (1999-2015). My focus in (quasi) retirement is environmental issues within my area of expertise in arts and culture, in particular in acoustic ecology. I’m open to become involved in projects that align with my values and that move forward environmental concerns. Feel free to email me for a conversation : claude@conscient.ca

acknowledgement of eco-responsibility

I acknowledge that the production of the conscient podcast / balado conscient produces carbon. I try to minimize this carbon footprint by being as efficient as possible, including using GreenGeeks as my web server and acquiring carbon offsets for my equipment and travel activities from BullFrog Power and Less.

a word about privilege and bias

While recording episode 19 ‘reality’, I heard elements of ‘privilege’ in my voice that I had not noticed before. It sounded a bit like ‘ecological mansplaining’. I realize that, in spite of good intentions, I need to work my way through issues of privilege (of all kinds) and unconscious bias the way I did through ecological anxiety and grief during the fall of 2020. My re-education is ongoing.

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Conscient Podcast: e72 richard wagamese’s what comes from spirit

e72 richard wagamese’s what comes from spirit is my monologue about my excitement when  I found a copy of a posthumous book, What Comes From Spirit, by my favorite writer, Richard Wagamese, at the People’s Coop Bookstore in Vancouver and my reflections on Drew Hayden Taylor’s touching introduction.

Script for monologue (slightly different in verbal form)

It’s 2.29am on Sunday October 17th, 2021. I can hear the rumble of the city in the background, but the rain has stopped for a few minutes. 

Yesterday, I walked by the People’s Coop Bookstore on Commercial Avenue in Vancouver and thought I saw a new book by Richard Wagamese in the corner of my eye. How could this be? The title was What Comes From Spirit. My heart was pounding. Could this be a new book from my favorite author, who tragically passed away in 2017? 

Yes, it was, and it was their last copy. I told my wife Sabrina that this was a gift and a signal for me to deepen my journey of ‘radical listening’ in season 3 of this podcast. 

I picked up the book and held it in my hand like a precious stone, feeling it’s weight, admiring the design and flipping through the pages…

The store clerk told me they had already ordered more copies. I was happy to hear that. Thank to People’s Coop bookstore. 

So here I am, it’s now 2.33am and I’m having trouble sleeping due to jet lag from our trip from Ottawa a couple of days ago but also because I am excited to read this book. It starts with Drew Hayden Taylor’s introduction who said :

the literary gods indeed must be feeling benevolent. 

Hayden Taylor articulates what I have always felt about Wagamese’s writing: 

Richard’s magical tales, in whatever form, had that power to change the world. And they did. 

They certainly did for me. I agree, Drew, that we can feel Wagamese’s pain and joy, his confusion and understanding in his writing and that we do indeed come away better from it. 

For example, this excerpt from page 180 of Wagamese’s unfinished novel Starlight

She focused on that tiny point of light and pushed her hearing out through it. 

I love that sentence

Drew ends his introduction by saying that:

if you are holding this book, you are obviously a devotee.

Well, yes, I am. 

He suggests that we ‘don’t read the book too fast’. I won’t. He suggests that we ‘soak it in.’ That I will but now I need to get to bed. 

Thank you Drew, for your insightful introductory note and thanks to publishers Douglas and McIntyre for this precious book, as the world ponders climate emergency at COP 26 in just a few days, I am grateful that we have one more Richard Wagamese book to anchor us in hope, hope, in its truest sense hope, which is offer a positive vision for our world and how to live each moment in an interconnected way. 

I want to thank Richard Wagamese. I hope you can hear me, for being a spiritual guide to many, including me. I feel your presence in my life, whispering in my ear at just the right time and in the right way.

I won’t read any excerpts from the book tonight. Rather, I invite you to discover any of Wagamese’s writings. Many are accessible through your local public library. 

I think this conscient podcast episode will be my shortest ever. My goal here was to share my excitement about discovering What Comes From Spirit today but also to tell you about the deep feeling of calm that this book brings me. We should never underestimate the power of art to transform our lives… 

I’ll end by quoting Wagamese from episode 19 of the conscient podcast. This is from his novel For Joshua, which regular listeners of this podcast might have heard a few times before, but I think is timely to share here and now. 

Thanks for listening. 

We may not relight the fires that used to burn in our villages, but we carry the embers from those fires in our hearts and learn to light new fires in a new world. We can recreate the spirit of community we had, of kinship, of relationship to all things, of union with the land, harmony with the universe, balance in living, humility, honesty, truth, and wisdom in all of our dealings with each other.

*

e72 richard wagamese’s what comes from spirit est un monologue sur mon excitation lorsque j’ai trouvé un exemplaire d’un livre posthume, What Comes From Spirit, de mon écrivain préféré, Richard Wagamese, à la librairie People’s Coop Bookstore et mes réflexions sur l’introduction touchante de Drew Hayden Taylor.

Scénario du monologue (légèrement différent sous forme verbale)

Il est 2h29 du matin, le dimanche 17 octobre 2021. J’entends le grondement de la ville en arrière-plan, mais la pluie s’est arrêtée depuis quelques minutes. 

Hier, je suis passé devant la librairie People’s Coop Bookstore sur Commercial Avenue à Vancouver et j’ai cru voir du coin de l’œil un nouveau livre de Richard Wagamese. Comment était-ce possible ? Le titre était What Comes From Spirit. Mon cœur battait fort. Pouvait-il s’agir d’un nouveau livre de mon auteur préféré, qui est tragiquement décédé en 2017 ? 

Oui, c’était le cas, et c’était leur dernier exemplaire. J’ai dit à ma conjointe Sabrina que c’était un cadeau et un signal pour moi d’approfondir mon voyage d’” écoute radicale ” dans la saison 3 de ce balado. 

J’ai pris le livre et l’ai tenu dans ma main comme une pierre précieuse, en sentant son poids, en admirant son design et en feuilletant les pages…

Le vendeur du magasin m’a dit qu’ils avaient déjà commandé d’autres exemplaires. J’étais heureux de l’apprendre. Merci à la librairie People’s Coop. 

Me voici donc, il est maintenant 2 h 33 du matin et j’ai du mal à dormir à cause du décalage horaire dû à notre voyage depuis Ottawa il y a quelques jours, mais aussi parce que je suis impatiente de lire ce livre. Tout commence avec l’introduction de Drew Hayden Taylor qui dit que 

les dieux de la littérature doivent se sentir bienveillants.

Hayden Taylor exprime ce que j’ai toujours ressenti à propos de l’écriture de Wagamese : 

Les contes magiques de Richard, sous quelque forme que ce soit, avaient le pouvoir de changer le monde. Et ils l’ont fait. 

Ils l’ont certainement fait pour moi. Je suis d’accord, Drew, que nous pouvons ressentir la douleur et la joie de Wagamese, sa confusion et sa compréhension dans son écriture et que nous en sortons effectivement meilleurs. 

Par exemple, cet extrait de la page 180 du roman inachevé de Wagamese, Starlight

Elle s’est concentrée sur ce minuscule point de lumière et a poussé son audition à travers lui. 

J’adore cette phrase. 

Drew termine son introduction en disant que 

si vous tenez ce livre, vous êtes manifestement un passionné.

Eh bien, oui, je le suis. 

Il nous suggère de “ne pas lire le livre trop vite”. Je ne le ferai pas. Il nous suggère de “l’absorber”. C’est ce que je vais faire, mais maintenant je dois aller me coucher. 

Merci Drew, pour votre note d’introduction perspicace et merci aux éditeurs Douglas et McIntyre pour ce livre précieux, alors que le monde réfléchit à l’urgence climatique à la COP 26 dans quelques jours, je suis reconnaissant que nous ayons un autre livre de Richard Wagamese pour nous ancrer dans l’espoir, l’espoir, dans son sens le plus vrai, qui est d’offrir une vision positive pour notre monde et comment vivre chaque moment d’une manière interconnectée. 

Je tiens à remercier Richard Wagamese. J’espère que vous pouvez m’entendre, pour avoir été un guide spirituel pour beaucoup, dont moi. Je sens ta présence dans ma vie, tu me chuchotes à l’oreille au bon moment et de la bonne manière.

Je ne lirai pas d’extraits du livre ce soir. Je vous invite plutôt à découvrir tous les écrits de Wagamese. Beaucoup sont accessibles dans votre bibliothèque publique locale. 

Je pense que cet épisode du balado conscient sera le plus court de tous. Mon but ici était de partager mon excitation à l’idée de découvrir aujourd’hui What Comes From Spirit, mais aussi de vous parler du profond sentiment de calme que m’apporte ce livre. Nous ne devrions jamais sous-estimer le pouvoir de l’art pour transformer nos vies… 

Je terminerai en citant Wagamese dans l’épisode 19 du balado conscient. Il s’agit d’un extrait de son roman For Joshua, que les auditeurs réguliers de ce balado ont peut-être déjà entendu à plusieurs reprises, mais qu’il me semble opportun de partager ici et maintenant. 

Merci de votre attention. 

Nous ne rallumerons peut-être pas les feux qui brûlaient dans nos villages, mais nous portons les braises de ces feux dans nos cœurs et apprenons à allumer de nouveaux feux dans un monde nouveau. Nous pouvons recréer l’esprit de communauté que nous avions, de parenté, de relation avec toutes choses, d’union avec la terre, d’harmonie avec l’univers, d’équilibre dans la vie, d’humilité, d’honnêteté, de vérité et de sagesse dans tous nos rapports avec les autres.

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About the Concient Podcast from Claude Schryer

The conscient podcast / balado conscient is a series of conversations about art, conscience and the ecological crisis. This podcast is bilingual (in either English or French). The language of the guest determines the language of the podcast. Episode notes are translated but not individual interviews.

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Season 1 (May to October 2020) explored how the arts contribute to environmental awareness and action. I produced 3 episodes in French and 15 in English. The episodes cover a wide range of content, including activism, impact measurement, gaming, arts funding, cross-sectoral collaborations, social justice, artistic practices, etc. Episodes 8 to 17 were recorded while I was at the Creative Climate Leadership USA course in Arizona in March 2020 (led by Julie’s Bicycle). Episode 18 is a compilation of highlights from these conversations.

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While recording episode 19 ‘reality’, I heard elements of ‘privilege’ in my voice that I had not noticed before. It sounded a bit like ‘ecological mansplaining’. I realize that, in spite of good intentions, I need to work my way through issues of privilege (of all kinds) and unconscious bias the way I did through ecological anxiety and grief during the fall of 2020. My re-education is ongoing.

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Conscient Podcast: e71 green sessions debrief

e71 green sessions debrief are highlights from the 2021 Green Sessions organizing committee : Philippa Domville, Sandy Crawley, Robyn Stevan and Liisa Repo-Martell of Artists for Real Climate Action, Emma Stenning and Rohan Kulkarni of Soulpepper Theatre and myself from SCALE. We talked about the Canadian arts sector can step forward with impact to address the climate emergency.

e71 green sessions debrief présente les points forts de la réunion 2021 du comité d’organisation des Green Sessions 2021 : Philippa Domville, Sandy Crawley, Robyn Stevan et Liisa Repo-Martell de Artists for Real Climate Action (ARCA), Emma Stenning et Rohan Kulkarni de SoulPepper et moi-même de LeSAUT. Nous avons parlé de l’impact que peut avoir le secteur artistique canadien sur l’urgence climatique.

Excerpt

The Green Sessions was invented because this small group of people got together and decided we wanted to do something that created impact and we put really a fairly modest amount of money behind it, and a huge amount of hours of time and passion. I’m so, so proud of the impact. For me, there’s a big lesson, which is, you know, small group of committed people can really make a difference. I think on this agenda that is really, really encouraging for all of us and that has been very, very inspiring for me. On the, on the flip side, I think what I sent at the green sessions is actually the power that we hold as a community and actually the feeling that our sector is in dialogue about this most, most urgent issue is very, very uplifting and very powerful. I’m just really interested in new and more opportunities for us to collaborate as a sector and putting people into focus and a place of knowledge on this agenda, because that really was a starting hypothesis, which is that our sector needs literacy and confidence in order to step forward with impact and that was our mission. We have scratched the surface of that but I’m very proud of the contribution that we’ve made and I’ve very encouraged to do more.

Emma Stenning, #conscientpodcast e71 green sessions debrief, october 1, 2021

*

Extrait

Les Green Sessions (Sessions vertes) ont été inventées parce que ce petit groupe de personnes s’est réuni et a décidé que nous voulions faire quelque chose qui ait un impact. Nous avons investi une somme d’argent assez modeste derrière et une énorme quantité d’heures de temps et de passion. Je suis très, très fier de l’impact. Pour moi, il y a une grande leçon à tirer, à savoir qu’un petit groupe de personnes engagées peut vraiment faire la différence. Je pense que dans cet agenda, c’est vraiment, vraiment encourageant pour nous tous et cela a été très, très inspirant pour moi. D’un autre côté, je pense que ce que j’ai ressenti lors des Sessions vertes, c’est en fait le pouvoir que nous détenons en tant que communauté et le sentiment que notre secteur est en dialogue sur cette question des plus urgentes. Cela est très, très édifiant et très puissant. Je suis vraiment intéressée par de nouvelles et plus nombreuses occasions de collaborer en tant que secteur et de mettre les gens au centre de l’attention et du savoir de ce programme, parce que c’était vraiment notre hypothèse de départ, à savoir que notre secteur a besoin des outils pédagogiques et de la confiance pour aller de l’avant avec impact et c’était notre mission. Nous n’avons fait qu’effleurer le sujet, mais je suis très fière de la contribution que nous avons apportée, et je suis très encouragée à en faire davantage.

Emma Stenning, #baladoconscient, e71 green sessions debrief, 1 octobre, 2021

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a word about privilege and bias

While recording episode 19 ‘reality’, I heard elements of ‘privilege’ in my voice that I had not noticed before. It sounded a bit like ‘ecological mansplaining’. I realize that, in spite of good intentions, I need to work my way through issues of privilege (of all kinds) and unconscious bias the way I did through ecological anxiety and grief during the fall of 2020. My re-education is ongoing.

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Conscient Podcast: e70 one step at a time

e70 one step at a time is a monologue that I recorded on September 28th, 2021, in one take, while walking in the forest in Duhamel Québec, where I talk recite a poem that I wrote earlier that day about making choices and moving forward one step at a time in ‘radical listening’ mode, which is the theme of season 3 of #conscientpodcast.

one step at a time

(September 28, 2021)

We make choices by not making choices 

And we live with unbearable consequences 

We hear alarm bells, but do not respond

We cling to uncertainty like a sad song 

We act as if unaware and innocent 

We are cognitively dissonant

We write feeble poems, like this one, to lessen our pain 

We accept our fate and wait for the last day 

We know that exploitation is the cause

And we know that we are it’s children

We try to change our ways but the draw is too strong 

We are so comfortable, so selfish and so tragically wrong 

We know that one day soon we will have to tell our kids

That we knew far too much and did far too little

We think that art can change the world if only we listened 

But we know that listening is an inconvenient truth

We made a choice by not choosing 

And now we live with the consequences 

And yet, we know that it’s never too late to start a new

We know, deep inside, that this, is true 

One step at a time 

One step at a time

Stop, listen

One step at a time 

One more step at a time

Stop, listen more deeply 

One step at a time 

One step. Stop. Listen.

Me recording a monologue while I walking in the forest…

*

e70 one step at a time est un monologue que j’ai enregistré le 28 septembre 2021, en une seule prise, alors que je marchais dans la forêt de Duhamel (Québec). J’y récite un poème que j’ai écrit plus tôt ce jour-là sur le fait de faire des choix et comment aller de l’avant une étape pas à la fois en référence à ‘l’écoute radicale’, le thème de la saison 3 du #baladoconscient.

Une étape à la fois

(28 septembre 2021)

Nous faisons des choix en ne faisant pas de choix 

Et nous vivons avec des conséquences insupportables 

Nous entendons les sonneries d’alarme, mais nous ne réagissons pas.

Nous nous accrochons à l’incertitude comme à une chanson triste 

Nous agissons comme si nous étions inconscients et innocents 

Nous sommes cognitivement dissonants

Nous écrivons de piètres poèmes, comme celui-ci, pour atténuer notre douleur. 

Nous acceptons notre destin et attendons le dernier jour. 

Nous savons que l’exploitation en est la cause

Et nous savons que nous en sommes les enfants.

Nous essayons de changer nos habitudes, mais l’attraction est trop forte. 

Nous sommes si à l’aise, si égoïstes et si tragiquement en tord. 

Nous savons qu’un jour prochain nous devrons dire à nos enfants

que nous en savions beaucoup trop et que nous n’avons pas fait grand-chose.

Nous pensons que l’art peut changer le monde, si seulement nous l’écoutions. 

Mais nous savons qu’écouter est une vérité qui dérange.

Nous avons fait un choix en ne choisissant pas 

Et maintenant nous vivons avec les conséquences 

Et pourtant, nous savons qu’il n’est jamais trop tard pour prendre un nouveau élan.

Nous savons, au fond de nous, que c’est vrai. 

Un pas après l’autre 

Un pas après l’autre

Arrêtez-vous, écoutez

Un pas à la fois 

Un pas de plus à la fois

Arrêtez et écoutez plus profondément 

Une étape à la fois 

Un pas. Arrêtez. Écoutez.

The post e70 one step at a time appeared first on conscient podcast / balado conscient. conscient is a bilingual blog and podcast (French or English) by audio artist Claude Schryer that explores how arts and culture contribute to environmental awareness and action.

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About the Concient Podcast from Claude Schryer

The conscient podcast / balado conscient is a series of conversations about art, conscience and the ecological crisis. This podcast is bilingual (in either English or French). The language of the guest determines the language of the podcast. Episode notes are translated but not individual interviews.

I started the conscient project in 2020 as a personal learning journey and knowledge sharing exercise. It has been rewarding, and sometimes surprising.

The term ‘conscient’ is defined as ‘being aware of one’s surroundings, thoughts and motivations’. My touchstone for the podcast is episode 1, e01 terrified, based on an essay I wrote in May 2019, where I share my anxiety about the climate crisis and my belief that arts and culture can play a critical role in raising public awareness about environmental issues. The conscient podcast / balado conscient follows up on my http://simplesoundscapes.ca (2016–2019) project: 175, 3-minute audio and video field recordings that explore mindful listening.

Season 1 (May to October 2020) explored how the arts contribute to environmental awareness and action. I produced 3 episodes in French and 15 in English. The episodes cover a wide range of content, including activism, impact measurement, gaming, arts funding, cross-sectoral collaborations, social justice, artistic practices, etc. Episodes 8 to 17 were recorded while I was at the Creative Climate Leadership USA course in Arizona in March 2020 (led by Julie’s Bicycle). Episode 18 is a compilation of highlights from these conversations.

Season 2 (March 2021 – ) explores the concept of reality and is about accepting reality, working through ecological grief and charting a path forward. The first episode of season 2 (e19 reality) mixes quotations from 28 authors with field recordings from simplesoundscapes and from my 1998 soundscape composition, Au dernier vivant les biens. One of my findings from this episode is that ‘I now see, and more importantly, I now feel in my bones, ‘the state of things as they actually exist’, without social filters or unsustainable stories blocking the way’. e19 reality touches upon 7 topics: our perception of reality, the possibility of human extinction, ecological anxiety and ecological grief, hope, arts, storytelling and the wisdom of indigenous cultures. The rest of season 2 features interviews with thought leaders about their responses and reactions to e19 reality.

my professional services

I’ve been retired from the Canada Council for the Arts since September 15, 2020 where I served as a senior strategic advisor in arts granting (2016-2020) and manager of the Inter-Arts Office (1999-2015). My focus in (quasi) retirement is environmental issues within my area of expertise in arts and culture, in particular in acoustic ecology. I’m open to become involved in projects that align with my values and that move forward environmental concerns. Feel free to email me for a conversation : claude@conscient.ca

acknowledgement of eco-responsibility

I acknowledge that the production of the conscient podcast / balado conscient produces carbon. I try to minimize this carbon footprint by being as efficient as possible, including using GreenGeeks as my web server and acquiring carbon offsets for my equipment and travel activities from BullFrog Power and Less.

a word about privilege and bias

While recording episode 19 ‘reality’, I heard elements of ‘privilege’ in my voice that I had not noticed before. It sounded a bit like ‘ecological mansplaining’. I realize that, in spite of good intentions, I need to work my way through issues of privilege (of all kinds) and unconscious bias the way I did through ecological anxiety and grief during the fall of 2020. My re-education is ongoing.

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